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71.  ECOLE ITALIENNE 19ème SIECLE

Vues iconographiques avec personnages

 

Paire d’aquarelles sur papier, l’une monogrammée G.H. en bas à droite.
Dimensions : 22 x 33,5 cm

 

150 – 250 EUR


72.  JEAN-JACQUES CHAMPIN (1796-1860)

Vue animée du Rocher de Monaco depuis les Moulins, 1829

 

Grande aquarelle sur papier signée et datée en bas à droite.
Dimensions : 53 x 78,5 cm

Elle représente une très rare vue stylisée de Monaco et du Rocher datée 1829. On y voit la Porte d’entrée avec la Rampe Major ainsi que le Fort Antoine et le Palais fortifié.
Vue prise depuis les Moulins qui correspond de nos jours à l’actuelle Place des Moulins.

Provenance : Succession Fulchiron, Monte-Carlo.

Peintre de compositions religieuses et de scènes de genre né à Sceaux, il est surtout un grand aquarelliste et dessinateur de paysages animés et de vues de Paris. Elève de Félix Storelli et d’Auguste Régnier, il participe au Salon de Paris de 1829 à 1859. Très attaché à l’histoire de Paris, il peint des évènements de la capitale où les mouvements de foule, ordonnent les compositions par plan lumineux.

A partir de 1924, Champin commence à voyager, d’abord en France et ses campagnes dont il s’inspire pour nous gratifier de superbes paysages animés. « Les arbres, les rochers, les terrains doivent s’imprimer non pas comme on le fait souvent par un trait continue, mais par un cadencement de touches propres à en faire sentir tantôt les aspérités, tantôt les profondes cavités », citation de Jean-Jacques Champin. Il voyage ensuite en Italie et en Suisse, ou encore en Amérique du Sud en 1853 et 1854 d’où il illustre le récit de l’expédition de l’explorateur Francis de Castelnau.

Champin laissera derrière lui un précieux témoignage de la vie dans la première moitié du XIXème siècle. Outre les œuvres conservées au Musée Carnavalet à Paris et à la Maison Chateaubriand, on peut signaler que le Musée de l’Ile de France à Sceaux possède une collection d’une soixantaine d’œuvres de l’artiste.

 

2 000 – 3 000 EUR


73.  VINCENT MANAGO (1880-1936)

Vue de Martigues

 

Huile sur toile signée en bas à droite.
Dimensions : 63,5 x 91 cm

Provenance : succession Fulchiron, Monte-Carlo

Peintre de compositions animées, de paysages on lui connaît surtout de brillante compositions orientalistes et représentations de Venise. Il débute à Marseille en 1900 où il expose pour la première fois et à partir de 1913, il voyage et travaille en Algérie et en Tunisie où il décore notamment des résidences particulières à Tunis et Alger.

A l’Exposition Coloniale de 1931, Vincent Manago expose des paysages d’Afrique et de Provence. On connaît également de lui de nombreuses vues de Venise et des paysages de la côte méditerranéenne qui ont fait sa réputation.

 

400 – 800 EUR


74.  HENRI MALFROY (1895-1944)

Les pêcheurs

 

Huile sur toile signée en bas à gauche. Sans encadrement.
Dimensions : 60 x 92 cm

Provenance : Succession Fulchiron Monte-Carlo.

Peintre post-impressionniste de paysages de sa région, il se rend célèbre par ses superbes marines peintes notamment sur les côtes et dans les ports des Bouches-du-Rhône ainsi que dans le Var mais également par ses vues animées de Paris. Il serait le fils de Charles Malfroy, né en 1862 et avec qui il est parfois confondu. Henry Malfroy exposera régulièrement à Paris au Salon des Artistes Français et au Salon des Indépendants.

 

800 – 1 500 EUR


75.  HENRYK SIEMIRADZKI (1843-1902), attribué

Socrates surprend son élève Alcibiades chez Hetaïre

 

Huile sur toile rentoilée, signée en bas à droite.
Dimensions : 57 x 85 cm

Il s’agit probablement d’une étude pour le tableau réalisé en 1873 par l’artiste et conservé au Musée de Stavropol. Elle présente cependant de nombreuses différences par rapport à la réalisation finale.

Provenance : Collection privée, Monte-Carlo.

Peintre de style académique et sujet de l’Empire russe né dans la Sloboda en Petite Russie, il est particulièrement réputé pour ses représentations de scènes de l’antiquité gréco-romaine et du Nouveau Testament. Il s’initie auprès de Dmitri Ivanovitch et de Bespertchi avant d’intégrer l’Académie Impériale des Arts de Saint-Pétersbourg.

Siemiradzki travaille sur les fresques de la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou et en 1879, il offre une de ses œuvres les plus connues, l’énorme Pochodnie Nerona (Les torches de Néron), peinte en 1876 au Musée national polonais de Cracovie. En 1893, il travaille à deux grands tableaux pour le Musée historique d’État de Moscou.

Beaucoup de ses peintures représentent des scènes de l’Antiquité, généralement ensoleillées, des scènes utopiques ou des compositions présentant la vie des premiers chrétiens. Il peint également des scènes bibliques et historiques, des paysages et des portraits. Rappelons aussi les rideaux peints pour le théâtre Juliusz Słowacki de Cracovie et pour le théâtre de Lwów.

Siemiradzki restera comme un représentant majeur de la peinture académique de la fin du 19ème siècle en Europe centrale et en Europe de l’Est.

 

6 000 – 8 000 EUR


76.  ECOLE ITALIENNE, 19ème SIECLE

Jeune femme aux créoles

 

Huile sur toile signée en bas à droite
Petite déchirure
Dimensions : 40 x 25 cm

 

150 – 300 EUR


77.  GUSTAVE GUILLAUMET (1840-1887)

Portrait d’un Touareg au turban

 

Huile sur toile située et datée « Sidi Embarek, 1864 » en bas à droite. Inscription et signature au dos.
Dimensions : 40 x 31,5 cm

Provenance : succession Fulchiron Monte-Carlo.

Peintre français né à Puteaux, il fait partie des grands orientalistes français du 19ème siècle, s’attachant aux rendus de lumière et d’atmosphère. Elève de Picot et de Barrias à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris, il expose au Salon de 1861 à 1880. Tant dans ses peintures que dans ses écrits, il décrit la vie primitive et rude dans le désert algérien, au moment où naît en France un grand intérêt pour les populations algériennes en raison de leurs rapprochements politiques et économiques.

Gustave Guillaumet est ainsi l’un des premiers artistes, incluant Eugène Delacroix avec son célèbre tableau Femmes d’Alger dans leur appartement, à pénétrer dans l’espace intime des femmes Algériennes et à en dévoiler un portrait bien plus réel que les nombreux fantasmes de harem qui régnaient à cette époque. Cet artiste visionnaire sait porter un regard lucide et franc sur les débuts de la colonisation, les épidémies et la famine qui ont sévi brutalement entre 1866 et 1869, en réalisant des œuvres bien loin des clichés de nombreux peintres orientalistes.

Guillaumet est inhumé à Paris au cimetière de Montmartre, sa tombe est ornée de « La Fille de Bou Saâda », une statue en bronze de Louis-Ernest Barrias figurant une jeune Algérienne assise le bras levé jetant quelques pétales sur le portrait en médaillon de l’artiste.

 

1 000 – 1 500 EUR


78.  FERDINAND HODLER (1853-1918)

Portrait de Madame Adèle Roy-Joos, 1917

 

Huile sur toile signée en bas à droite.
Titré et daté au dos avec une étiquette de provenance sur le châssis.
Dimensions : 61,5 x 53,5 cm

Adèle Roy-Joos, de nationalité suisse, était l’épouse de François Roy, maire de Mareuil en Charentes entre 1900 et 1919 et généreux mécène des Arts. Hodler peint les portraits du couple à Genève en 1917 (N° 1036 et 1037 du catalogue raisonné), des portraits aujourd’hui séparés. Si pour le portrait de François Roy, l’artiste choisit la rigidité, la symétrie et la sévérité, celui de son épouse vêtue d’une robe bleue avec son important pendentif présente en revanche des traits différents voire opposés. L’expression douce du visage et la légère inclinaison de sa tête donnent l’impression d’une personne modeste et chaleureuse.

Hodler avait saisi les contours essentiels de la figure dans un dessin illustré dans le catalogue raisonné.

Documentation :
Catalogue raisonné « Hodler, les peintures, les portraits », par Oskar Bätschmann et Paul Müller, Institut suisse pour l’étude de l’Art. Texte et illustration n° 1037, page 339 avec dessin préparatoire.

Lettre de l’Institut suisse pour l’Etude de l’Art en date du 11 mai 2011 au propriétaire : « … L’Institut Suisse de Recherche Artistique a publié le catalogue raisonné des portraits de Ferdinand Hodler. Nous sommes en train de vérifier et de compléter l’inventaire des tableaux… A propos du portrait de Madame Roy par Ferdinand Hodler, nous n’avons malheureusement qu’une photo en noir et blanc… Si vous êtes le propriétaire, serions-nous autorisés à prendre une photo numérique du portrait ? Ce tableau est répertorié dans notre catalogue d’œuvres, mais sans aucune information sur les propriétaires actuels.

Document :
Bordereau d’achat de Kornfeld und Klipstein, Bern, 18 novembre 1973.

Provenance :
Kornfeld und Klipstein, auctioneers Bern, novembre 1973
Depuis, Collection privée Aarau Suisse et Monte-Carlo.

Condition report :
Très bonne condition générale.

Biographie :
Considéré comme le peintre suisse qui a le plus marqué la fin du 19ème et le début du 20ème siècle, ami de Klimt et de Jawlensky, admiré par Puvis de Chavannes, Rodin et Kandinsky, Ferdinand Hodler est l’un des principaux moteurs de la modernité dans l’Europe de la Belle Époque. Son œuvre, puissante, navigue entre réalisme, symbolisme et expressionnisme. Au cours de sa carrière, il aura touché à tous les genres, privilégiant le portrait, le paysage, la peinture historique et monumentale et les compositions de figures. Né à Berne mais établi à Genève, il introduit dans son art l’abstraction et l’expressionnisme. Ses premières toiles sont issues du réalisme suisse de peintres comme Albert Anker ou Koller. Mais c’est en se tournant vers le symbolisme qu’il se fait véritablement connaître.

Son œuvre magistrale,  » La Nuit  » en 1890 attire l’attention du peintre français Pierre Puvis de Chavannes et remporte un vif succès au salon du Champ de mars à Paris en 1891. Ce tableau est alors interdit d’exposition à Genève pour obscénité. Hodler est influencé par Puvis de Chavannes dans la réalisation de grandes compositions murales et peint des tableaux de groupes paradisiaques avec des personnages nus ou vêtus à la mode antique. Hodler reçoit d’importantes commandes publiques, notamment des villes de Zurich et Genève. Dès la fin des années 1890, il s’impose comme le peintre national suisse. Fabuleux paysagiste, il donne à ses lacs et à ses montagnes une dimension d’éternité. L’agonie de sa maîtresse Valentine Godé-Darel le fait réfléchir sur la mort et lui inspire une série de vues abstraites du lac de Genève. Portraitiste novateur, il laissera à sa mort en 1918 plusieurs toiles inachevées.

 

300 000 – 600 000 EUR


79.  RAOUL DUFY (1877-1953)

Projet de tissu pour Bianchini-Férier

 

Technique mixte à la gouache et encre de Chine sur papier, cachet au monogramme en bas à droite.
Dimensions : 60 x 59 cm

Provenance : Collection privée, Belgique

Peintre, dessinateur et graveur, il est également connu comme illustrateur de livres, créateur de tissus, céramiste, créateur de tapisseries, décorateur d’intérieur et de théâtre. Frère de Jean Dufy, il restera comme l’un des artistes les importants de son époque.

Bibliographie : Raymond Cogniat, Raoul Dufy, Flammarion 1967. René Jean, Raoul Dufy, Collection « Les artistes nouveaux », Paris 1931.

Principaux musées : Musée d’Art Moderne et Musée d’Orsay Paris, Art Institute Chicago, Metropolitan Museum, Brooklyn Museum et Musée d’Art Moderne New York, l’Hermitage Saint-Pétersbourg, Royal Collection et Institut Courtauld Londres, etc.

 

2 000 – 4 000 EUR


80.  ECOLE ALLEMANDE 20ème

Mère et l’Enfant

 

Pastel gras sur papier monogrammé O.A en bas à gauche
Dimensions : 31 x 25,5 cm

 

200 – 300 EUR

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