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61.  ALBERT LYNCH (1860-1950)

Portrait de jeune femme, 1943

 

Crayon gras et pastel sur papier, signé et daté en bas à gauche.
Provenance : Succession Fulchiron, Monte-Carlo
Dimensions : 29 x 23 cm

 

250 – 500 EUR


62.  ALBERT LYNCH (1851-1912)

Portrait de jeune femme

 

Huile sur toile signée en bas à droite
Dimensions : 51 x 37 cm
Provenance : Succession Fulchiron, Monte-Carlo.

 

1 000 – 1 500 EUR


63.  CHRISTIAN LUDWIG BOKELMANN (1844-1894)

Casino de Monte-Carlo, 1882

 

Huile sur panneau signé et daté « Monte-Carlo 1882 » en bas à droite.
Dimensions : 31 x 39 cm
Esquisse du tableau réalisé en 1884.

Provenance : Collection privée, Monte-Carlo.

Peintre réaliste et naturaliste prussien né à Saint-Jürgen près de Brême, il est associé à l’Ecole de Düsseldorf. Il s’initie à l’Académie des Beaux-Arts de cette ville où il étudie avec Ludwig Knaus et se perfectionne auprès de Wilhelm Sohn.

En 1873, il fait sa première grande exposition à l’Exposition mondiale de Vienne et à partir de l’année suivante, il expose régulièrement à l’Académie prussienne des arts. Au cours des années 1880, il entreprend un long voyage d’étude dans les marais du nord de la Frise, inspiré par l’approche « Volkskunde » (ethnographique) de la peinture, développée par Rudolf Jordan et c’est en 1883 qu’il rejoint la colonie d’artistes de Katwijk.

Christian Bokelmann meurt après une chute dans un escalier dans son atelier en tentant d’accrocher une couronne de laurier donnée par ses étudiants à l’occasion de son 50ème anniversaire.

 

3 500 – 5 500 EUR


64.  LEON ZEYTLINE (Moscou 1885-1962 Paris)

Splendeurs vénitiennes

 

Importante huile sur toile signée en bas à droite
Publié et illustré au dernier Catalogue Raisonné de l’artiste par Nebojsa Calic et Pierre Zoghbi, novembre 2017 sous le numéro 449.
Provenance : Collection Privée, Paris.
Dimensions : 100 x 73 cm

Peintre d’origine russe né en France, les circonstance familiales oblige sa famille à retourner à Moscou où il entame ses études dès l’âge de 15 ans à l’Ecole de peinture, sculpture et architecture. Après de nombreux voyages à travers l’Europe, il rentre en France et il décide de s’y établir définitivement. Ebloui par la capitale française, le jeune peintre décide de faire de Paris l’un de ses thèmes centraux. Il y consacrera de nombreux tableaux racontant la ville dans tout ses états avec les caractéristiques de l’Ecole russe et une luminosité empruntée aux impressionnistes français. La mer, les bateaux, Venise et bien sûr Moscou feront également partie des thème qu’il traite avec talent. Comme des cartes postales ou les gravures des journaux, les tableaux de Zeytline célèbrent la modernité du 20ème siècle naissant, la Belle-Epoque, les années folles et l’Art-Nouveau. Musées Carnavalet Paris, Musées d’Hambourg et Mulhouse.

 

12 000 – 18 000 EUR


65.  ALBERT BESNARD (1849-1934), attribué

Elégante de profil, 1904

 

Huile sur toile signée et datée à droite.
Dimensions : 102 x 70,5 cm
Provenance : Collection privée, Vienne Autriche.

Peintre de genre, de portraits et de compositions murales, également peintre à la gouache aquarelliste et pastelliste, il est issu d’une famille d’artistes, dont le père est élève d’Ingres et la mère est une miniaturiste distinguée. On comprend donc que le jeune artiste s’initie très tôt, auprès de Jean-François Brémond tout d’abord avant d’intégrer ensuite l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris dans les ateliers d’Alexandre Cabanel et Sébastien Cornu. Il débute au Salon de 1886 où son talent de portraitiste éclate immédiatement même si l’on ressent l’influence de l’impressionnisme notamment dans sa carrière de décorateur ce qui ne manque pas de défrayer la chronique.

On lui doit notamment la décoration de plusieurs monuments parisiens comme le plafond du Salon des Sciences de l’Hôtel de Ville de Paris, l’amphithéâtre de chimie de la Sorbonne, le plafond de la Comédie Française ou encore la coupole du Petit Palais. Parmi ses nombreux portraits, on peut citer ceux de sa femme, de ses enfants, de la Princesse Mathilde, de la comédienne Réjane, du Cardinal Mercier ou encore de Madame Roger de Jourdain. Son œuvre gravée compte plus de deux cent eaux fortes dont certaines sous forme de série.

Ses meilleurs compositions allient le souvenir des Maîtres italiens à l’influence des impressionnistes, ou plutôt de Burne-Jones, et mettent en œuvre des éclairages audacieux, des jeux de reflets que la critique plus académique que lui-même qualifiera de « feux d’artifices ». Preuve de son immense aura, Paul Albert Besnard est nommé directeur de la Villa Médicis à Rome, succédant à Carolus-Duran, avant de prendre la direction de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Il sera inhumé au Cimetière du Montparnasse à Paris après l’honneur de funérailles nationales.

Collections publiques : Le Louvre et Musée d’Orsay Paris, Musée de l’Hermitage Saint-Pétersbourg, Musée Pouchkine Moscou, Metropolitan Museum New-York, Art Institute Chicago, Fine Arts Museum San Francisco, National Gallery et Smithsonian American Art Museum Washington, Philadelphia Museum of Art, Los Angeles County Museum of Art, National Portrait Gallery Londres, Musée d’Etat Florence, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique Bruxelles, Musée des Beaux-Arts Düsseldorf et dans de très nombreux autres musées nationaux et internationaux.

Bibliographie : Frantz Jourdain : Le peintre Albert Besnard, Paris 1888. Roger Marx : Albert Besnard, Paris A. Hennuyer 1893.
Camille Mauclair : Albert Besnard, L’homme et l’œuvre, Paris, Delgrave 1914. Chantal Beauvalot : Albert Besnard, Catalogue de l’Exposition du Musée Eugène Boudin, Honfleur 2008.

 

6 000 – 8 000 EUR


66.  ARTHUR LANGLEY VERNON (1871-1922), attribué

Madame de Bonnemain

 

Huile sur panneau signé en bas à droite, inscriptions reprenant l’histoire de Madame de Bonnemain au dos du panneau.
Dimensions : 15 x 12 cm

 

100 – 150 EUR


67.  TABLE COEUR NAPOLEON III

 

En bois de placage, ouvrant par un tiroir de côté et par son plateau au décor marqueté de coeurs et souligné par une galerie ajourée en laiton doré. Ornementation de bronze doré. France, d’époque Napoléon III
Dimensions : 68,5 x 40 x 38 cm

 

300 – 600 EUR


68.  JOSUË DUPON (1864-1935)

Allegorie des Friedens, (1916)

 

Importante sculpture en bronze à patine dorée, signée, datée et titrée.
Dimensions : 50 x 60 cm

Sculpteur et graveur anversois, il reçoit une formation aux académies de Roulers et d’Anvers avant de se perfectionner à l’Académie Royale des Beaux-Arts d’Anvers sous la direction de Thomas Vinçotte. Il débute dans l’atelier de Clément Carbon à Roulers et se fait rapidement connaître comme sculpteur réaliste d’animaux exotiques.

Ses grands oiseaux en bronze au sommet des deux piliers massifs de l’entrée monumentale du Jardin Zoologique d’Anvers de même que son chameau sur le toit du bureau administratif établiront définitivement sa réputation. On lui doit également de nombreuses réalisation pour des édifices et monuments publics.

 

2 000 – 4 000 EUR


69.  JOHANN HEINRICH WILHELM TISCHBEIN (1751-1829), entourage

Le sommeil d’Endymion

 

Importante huile sur toile. Ancienne étiquette au dos. Toile, châssis et encadrement d’origine. Ecole romantique autrichienne début 19ème siècle.
Dimensions : 98 x 138 cm

 

5 000 – 7 000 EUR


70.  ANTONIO CISERI (1821-1891), attribué

Il martirio di sette fratelli Maccabei

 

Huile sur toile
Plusieurs étiquettes au dos
Dimensions : 57,5 x 38 cm

Le massacre des sept frères macchabées est l’une des œuvres majeures d’Antonio Ciseri, réalisée entre 1857 et 1863 pour l’Eglise di Santa Felicita à Florence et qui est conservée aujourd’hui au Musée Caccia de Lugano. Le tableau que nous présentons est la version préparatoire peinte par l’artiste probablement vers 1855 et présentant quelques différences par rapport à la peinture originale comme dans les colonnades ou la représentation d’une grande sculpture à la place de trois personnages.

Condition report :
Usures, trou et lacérations.

Provenance :
Cavaliere Vittorio Furlan, Firenze
Belart, Casa di vendita, Milano 1966
Collection W. Herzog, Milano
Depuis 1971, collection privée Suisse et Monte-Carlo

Documentation :
– Facture de vente en 1966
– Document des douanes suisses 1971
– Inscription sur la toile « Exposition Internationale d’Art Sacré à Rome MCMXXXIV-A.XII (1934) »
-Etiquette en haut : « Antonio Ciseri 1821-1891 I Maccabei (Bozetto = esquisse) – Proprietario : Cav. Vittorio Furlan Via le P. Umberto 28 Firenze ».
-Etiquette « J’affirme que le tableau Les Sept Maccabées est une œuvre authentique du Prof. Antonio Ciseri ». Signé Luigi Michelacci, Florence 20-03-1900.
– Etiquette « Je pense que cette peinture pourrait être l’œuvre du professeur Antonio Ciseri » (Signature illisible)
– Etiquette « Les sept Maccabées sont à mon avis l’œuvre d’Antonio Ciseri et je la considère en toute bonne foi comme étant très belle » signé Garibaldo Tordi, Florence 7 Juin 1930

Biographie :
Peintre Suisse né à Ronco sopra Ascona dans le Tessin, il se forme à l’Académie des Beaux-Arts à Florence dans l’atelier des maîtres Nicola et Pietro Benvenuti mais également avec Tommaso Minardi, cofondateur du purisme italien. Ses peintures religieuses sont à la fois d’inspiration raphaélesque dans leurs contours et photographiques dans leurs effets.

Ciseri reçoit de nombreuses commandes de diverses églises en Italie et en Suisse, mais aussi des portraits comme celui de son beau-père Gaetano Bianchini ou celui devenu célèbre de Camillo Benso, Comte de Cavour. C’est en 1853 qu’il ouvre sa propre académie où il forme notamment Silvestro Lega, Niccolo Cannicci ou encore Girolamo Nerli. Suite à la réorganisation des Académies et du patrimoine artistique italien, Antonio Ciseri se rangera du côté de l’Accademia di San Luca qui abhorre le modernisme.

 

7 500 – 15 000 EUR

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