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51.  MIROIR AU LION 19ème SIECLE

 

De forme carrée, en bois sculpté et doré, surmonté d’un fronton sculpté figurant un lion devant la tour d’une forteresse, la paroi rocheuse dorée à la « mecca ».
Dimensions : 64 x 50 cm

 

350 – 550 EUR


52.  JEAN-JOSEPH FOUCOU (1739-1821), attribué

Bacchante portant un petit faune

 

Bronze à patine mordorée, sur une base ovale.
Dimensions : h. 61 cm

Le marbre de cette composition se trouve au Musée Cognac-Jay.

Sculpteur français né à Riez et décédé à Paris, il débute à l’Ecole de peinture et de sculpture de Marseille avant d’intégrer l’atelier de Caffieri à Paris. En 1769, il remporte un premier prix et entre l’Ecole Royale des Enfants Protégés et après sa formation, il s’établit de 1771 à 1775 à Rome.

Collaborant avec Julien pour l’exécution des marbres de la laiterie de la Reine à Rambouillet, il travaille également pour nombre de grands chantiers parisiens comme le Panthéon, le Palais Bourbon ou la Colonne Vendôme de la Grande Armée. Il travaillera avec les sculpteurs Joseph Espercieux, Pierre Petitot ou Pierre Cartellier.

 

1 500 – 3 000 EUR


53.  LOUIS GABRIEL MOREAU (1740-1806), attribué

Scène galante

 

Miniature à la gouache sur papier ovale. Bonne condition, sous verre dans un encadrement en bois noirci.
Diamètre : 9 cm – Encadrement : 14,7 x 14,7 cm

 

200 – 200 EUR


54.  INDE DU SUD, DYNASTIE CHOLA 12ème SIECLE

Shiva et Parvati

 

En pierre sculptée sur une base carrée. Manques et usures.
Collection privée, Bruxelles
Dimensions : h. 47,5 cm

 

1 500 – 2 000 EUR


55.  BAS RELIEF, INDES 12-13ème siècle

 

Fragment en grès rose, figurant un personnage avec un lion à ses pieds. Indes, période médiévale 12/13ème siècle.
Dimensions : 42 x 18 x 11cm

 

300 – 500 EUR


56.  GIOVANNI BATTISTA PIRANESI (1720-1778)

 

Eau-forte figurant des fragments de colonne et chapiteau, signé en bas à droite. Pliures, petites déchirures et taches. Certificat.
Dimensions : 45 x 61 cm

 

300 – 600 EUR


57.  CHARLES LE ROY (1726-1779) & GERMAIN

Elégant cartel d’applique d’époque Louis XVI

 

En bronze ciselé et doré au décor de guirlandes, de pignes, d’un mascaron, de feuilles d’acanthe et de croissillons ajourés et sommé d’une urne. Le cadran circulaire émaillé blanc aux heures en chiffres romains émaillés bleu et les minutes en chiffres arabes. Signé Germain sur un côté du chapiteau et le mouvement signé Ch. Leroy Paris. Sans balancier et à réviser.
Dimensions : 53 x 23 cm

 

4 000 – 8 000 EUR


58.  HENRY SCHEFFER (1798-1862)

« L’arrestation de Charlotte Corday », 1830

 

Importante huile sur toile signée « Henry Scheffer » et datée 1831 en bas à gauche.
Dimensions : 56,5 x 71,5 cm

Charlotte Corday (1768-1793) a assassiné le député jacobin Jean-Paul Marat, en le poignardant dans sa baignoire, le 13 juillet 1793. Immédiatement arrêtée, elle est conduite à la prison de l’Abbaye puis transférée le 15 juillet à la Conciergerie. Elle comparaît le lendemain devant le Tribunal révolutionnaire et est défendu par Claude-François de Chauveau-Lagarde, nommé d’office par le président. Après l’intervention de son défenseur, le jury la reconnaît coupable d’assassinat « avec des intentions criminelles et préméditées ». Il la condamne à la peine de mort et ordonne qu’elle soit conduite à la guillotine revêtue d’une chemise rouge réservée aux parricides.

Peint au cœur de l’été 1830 lors de la chute des Bourbons, soit trente-sept ans après la mort de Marat, le tableau original de l’Arrestation de Charlotte Corday d’une dimension de 130 x 163 cm est acheté par l’État français dans une volonté de cohésion nationale. Exposé au Palais du Luxembourg au profit des blessés de la révolution de Juillet, il a été vu par des milliers de personnes au Salon de 1831. Acquis par le Musée du Louvre en 1892, il est d’abord prêté au Musée Lambinet de Versailles avant d’intégrer les collections du Musée de Grenoble.

Plusieurs copies ont été réalisées par des artistes dont une se trouve aujourd’hui au Musée du Barreau de Paris. Une autre copie de 122 x 168 cm, non signée, a été adjugée par Martin-Desbenoit à Versailles en 1986. Les copies réalisées ultérieurement ne sont pas signées.

La toile que nous vous présentons a été peinte en réduction de taille par Henry Scheffer lui-même, elle est signée et datée 1831, soit l’année suivante après l’original, probablement commandée par un notable ou un collectionneur. Il est d’une qualité équivalente à la version de 1830.

Égérie de la Monarchie de Juillet, Charlotte Corday y est montrée impassible en dépit de l’imprévisibilité des sans-culottes qui l’entourent et de la présence agressive du chien au premier plan. Ce tableau, inspiré d’une pièce de Ducange et Bourgeois, est considéré comme une allégorie des premiers mois du régime des Orléans, portés au pouvoir par une dynamique populaire. Le peintre dépouille son sujet de tout réalisme psychologique et montre la coupable, le regard absent, traversant la composition de droite à gauche : de la pénombre qui laisse deviner le corps immobile de Marat naît une dynamique lumineuse qui oriente le regard dans la direction que doit prendre la jeune femme emmenée par ses juges. Porteuse des idées des Lumières, cette jeune républicaine modérée est peinte ici comme une sainte qui a su « tuer un homme pour en sauver cent mille ». L’artiste donne ici au meurtre politique une dimension intellectuelle qui correspond à la fascination qu’exerça très vite la figure de Charlotte Corday comme archétype de l’héroïne d’un monde en mutation.

Condition report :
Belle conservation générale.

Provenance :
Collection privée Aarau Suisse et Monte-Carlo

Biographie :
Peintre romantique franco-néerlandais né à La Haye, il est le frère d’Ary Scheffer et le fils de Johann-Bernhard Scheffer, peintre de portrait et d’histoire à la Cour de Louis Napoléon, Roi de Hollande. Elevé dans le respect de l’Empire, il arrive à Paris en 1811 et vit la défaite de la Grande Armée ce qui l’influencera dans ses tableaux se rapportant à cette époque. Il entre dans l’atelier de Pierre-Narcisse Guérin et débute au Salon de 1824. Henry Scheffer augmente sa clientèle en bénéficiant indirectement du statut de peintre attitré de Louis-Philippe et de la famille royale que son frère, Ary Scheffer, obtient en 1830. Il semble même qu’il reçoit plus de commandes que son frère aîné, en particulier du Roi, pour le musée de Versailles. Avec des élèves comme Pierre Puvis de Chavannes et Charles Tillot, Henry Scheffer restera dans la lignée du mouvement romantique et ses œuvres seront exposées jusqu’à sa dernière participation au Salon en 1859.

 

7 500 – 15 000 EUR


59.  ALBERT LYNCH (1851-1912)

Portrait de jeune femme au manteau rouge

 

Huile sur toile signée en bas à gauche. Sans encadrement.
Dimensions : 41 x 33 cm

Provenance : Succession Fulchiron, Monte-Carlo

Peintre et illustrateur d’origine allemande et péruvienne naturalisé français, Albert Lynch fait ses études à l’Ecole des Beaux Arts de Paris sous la direction de Jules Noël et Albert Ferrier.

S’il illustre des livres de Dumas, Balzac ou Becque, l’artiste connait surtout le succès lors de ses nombreuses expositions, son œuvre se caractérisant par des compositions mettant en scène les femmes mondaines de son temps. Albert Lynch s’établit à la fin de sa vie à Monaco où il décèdera.

 

1 000 – 1 500 EUR


60.  LUCIEN LÉVY-DHURMER (1865-1953)

Fanny et Jean-Jules Rheims enfants

 

Pastel sur papier signé et daté en bas à gauche.
Inclus au Catalogue Raisonné de l’artiste.
Dimensions : 92 x 76 cm

Peintre français né à Alger et décédé au Vésinet, il est également sculpteur et céramiste symboliste. Il entre le 21 octobre 1879 à l’Ecole Communale supérieure de dessin et de sculpture du 11e arrondissement de Paris et y suit les enseignements d’Albert-Charles Wallet et de Raphaël Collin, tous deux élèves d’Alexandre Cabanel, ainsi que d’Alexandre Vion.

Tout en collaborant avec Clément Massier à Golfe-Juan, il poursuit la peinture et surtout le pastel et participe à plusieurs expositions. Il retourne vivre à Paris en 1895. Durant cette année, il rencontre le poète Georges Rodenbach dont il fait le portrait. C’est par l’entremise de ce dernier qu’il signe sa première exposition monographique en 1896, sous le nom de Lucien Lévy-Dhurmer. Cette présence à la galerie Georges Petit lui apporte une notoriété immédiate, elle qui a pour habitude d’organiser des expositions d’artistes déjà reconnus, ainsi que des expositions internationales très sélectives.

Après 1900, il expérimente une technique de modelé diffus aux coloris restreints et souvent bleutés qu’il gardera jusqu’à sa mort alors que le symbolisme est oublié depuis longtemps. Oeuvres au Metropolitan Museum New-York, au Louvre, au Musée du Quai Branly et au Musée d’Orsay à Paris, etc.

 

20 000 – 30 000 EUR

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