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21.  DOMENICO UBALDINI IL PULIGO (1492-1527)

Saint-Jean Baptiste

 

Huile sur toile
Dimensions totales : 89 x 66,5 cm – Toile : 61 x 43 cm

Provenance : Collection privée, Monte-Carlo

Né et décédé à Florence, Domenico di Bartolomeo Ubaldini dit « Domenico Puligo » est un peintre italien de portraits, mais surtout de compositions religieuses.

Formé par Domenico Ghirlandaio (1449-1494), il a surtout pour maître Andrea del Sarto (1486-1530) qui est également son ami intime et qui l’influencera toute sa carrière. Dès son époque, Puligo a la réputation d’un excellent peintre de portraits et de tableaux de chevalets, mais ce sont surtout ses compositions religieuses comme « La Sainte Famille » qui feront sa renommée. Il sera également le collaborateur de Ridolfi Ghirlandaio (1483-1561).

Œuvres dans les Musées de Cherbourg, Palais Pitti Florence, Madrid, Palais Borghèse Rome, Musée Colonna Rome, Galerie Doria Pamphili, Galerie Czernin et Musée Harrach Vienne.

 

2 500 – 3 500 EUR


22.  ALESSANDRO ALLORI (1535-1607), attribué

Madone à l’Enfant

 

Huile sur panneau
Anciennes étiquettes et cachet de collection au dos. Dans un encadrement ancien en bois sculpté et doré.
Dimensions : 86 x 63,5 cm

La Vierge est représentée assise, couverte d’une petite coiffe et portant sur les genoux l’Enfant Jésus couvert d’un linge et tenant une pomme de la main gauche. Les yeux de la Vierge sont tournés vers l’Enfant.

Condition report :
Usures, manques et anciennes restaurations.

Provenance :
Fischer, Luzern 1966, catalogue de la vente d’été.
Facture d’achat datée du 25 juin 1966
Depuis, Collection privée Suisse et Monte-Carlo

Documentation :
Avis du Professeur Roberto Longhi, Florence, 22 septembre 1965 contestant la première attribution à Franciabigio et attribuant le tableau à Alessandro Allori en raison des similitudes avec son Maître Bronzino.

Peintre florentin maniériste, il est le père de Cristofano Allori. Il a pour maîtres un ami de la famille Angelo di Cosimo di Mariano dit Il Bronzino et ensuite Michel-Ange. À certains égards, Allori est le dernier de la lignée d’éminents peintres florentins : Andrea del Sarto a collaboré avec Fra Bartolomeo (ainsi que Léonard de Vinci), Pontormo a brièvement été l’élève d’Andrea et a formé Bronzino qui lui-même a formé Allori.

Les générations suivantes furent fortement influencées par la vague baroque qui dominait dans d’autres parties de l’Italie. C’est Alessandro Allori qui termine la dernière fresque de Bronzino dans l’Eglise San Lorenzo. Marqué par le sens du relief, la froideur de l’émail dans les couleurs et le ton innaturel de la lumière, il travaille dans le style de son maître. Influencé aussi par Michel-Ange pour qui il sera chargé des apparats décoratifs de ses funérailles, Allori peint vers 1560 un « Jugement Dernier » pour le retable de l’Eglise Santissima Annunziata de Florence. En 1565, le Duc de Cosme 1er lui commandera les décorations pour le mariage de son fils, François de Médicis.

 

25 000 – 50 000 EUR


23.  Attribué à CHERUBINO ALBERTI (1553-1615) d’après TADDEO et FREDERICO ZUCCARI

La conversion de Saint-Paul avec Dieu le Père et les anges en haut

 

Huile sur panneau renforcé
Numéroté à l’encre au pochoir au dos 164SO avec cachet de collection et inscription manuscrite.
Dimensions : 108 x 82 cm

Ce tableau est attribué à Cherubino Alberti d’après sa gravure réalisée en 1775 et dont un exemplaire est conservé au Metropolitan Museum à New-York. C’est une composition libre d’après la fresque de Taddeo et Frederico Zuccaro qui a été peinte entre 1557 et 1564. Elle se trouve dans la Chapelle Frangipani San Marcello al Corso à Rome.

La gravure de Cherubino Alberti est réalisée dans un format inversé horizontalement par rapport à la composition originale et avec des modifications dans les perspectives, la position et les vêtements de certains personnages mais également sur le nombre d’anges dans la partie supérieure.

Le tableau que nous vous présentons a été peint à cette époque très probablement par Alberti et strictement d’après sa gravure. Si elle n’atteint pas la puissance de la fresque des Zuccari, cette peinture reste tout de même de facture exceptionnelle.

Condition report :
Usures, petits manques dans la couche picturale et fêles verticales dont une importante dans la partie gauche. Le panneau a été renforcé à l’arrière par deux lattes latérales en haut et en bas. Pas encadré.

Provenance :
Acquis à la galerie Fischer à Luzern, catalogue de la vente d’été 1970. Le tableau est toujours resté depuis dans la famille de l’acquéreur.
Collection privée Suisse et Monte-Carlo
Gravure conservée au Metropolitan museum

Documentation :
Facture d’achat du 13 juin 1966.

Peintre, graveur sur cuivre et ingénieur militaire italien né à Borgo Sansepolcro en Toscane, Zaccaria Mattia dit « Cherubino » Alberti est également surnommé « Le Borghegiano » de par son lieu de naissance. Issu d’une famille d’artistes, il est le second fils d’Alberto Alberti, un sculpteur. Ses frères Alessandro Alberti et Giovanni Alberti ont été également des artistes.

Alberti étudie à Rome auprès de Cornelis Cort et travaille ensuite comme graveur par l’étude des œuvres d’Agostino Carracci et de Francesco Villamena. Entre 1571 et 1575, il peint et grave essentiellement d’après des œuvres de Federico et Taddeo Zuccari (Zuccaro). Au cours des dix années suivantes, ses gravures incluent des œuvres réalisées à partir des créations de Raphaël, Michel-Ange, Polidoro da Caravaggio, Andrea del Sarto, Rosso Fiorentino, Marco Pino, Pellegrino Tibaldi, et Cristofano Gherardi.

Par la suite, Cherubino Alberti décore des palais et des églises avec des peintures à fresque. S’il peint aussi pour l’église de Santa Maria in Via Lata, son œuvre la plus célèbre, réalisée avec son frère Giovanni, restera la fresque qui décore encore aujourd’hui la Sala Clementina au Vatican.

 

30 000 – 60 000 EUR


24.  FRANS II FRANCKEN dit le JEUNE (1581-1642)

Scène de banquet

 

Huile sur panneau parqueté. Restaurations.
Dimensions : 73 x 97 cm

Frans Francken le Jeune fait partie d’une famille de peintres active à Anvers durant cinq générations aux 16ème et 17ème siècles. Il est le quatrième fils, et le plus réputé de Frans Francken I dont il est l’élève et il est difficile de différencier leurs contributions respectives, car leur style sont très proches. Propriétaire d’un des ateliers de peinture les plus prospères de la ville, où sont employés ses fils Ambrosius et Frans III, il fut nommé maître de la guilde des peintres d’Anvers en 1605 et en devint le doyen en 1614.

Sa production comprend essentiellement des tableaux de petites dimensions traitant souvent de sujets mythologiques ou allégoriques et de scènes historiques et religieuses, parfois copiées avec quelques variantes. Il peint aussi des paysages et des natures mortes, toujours réalisés selon une technique si raffinée qu’elle rencontre le succès auprès des collectionneurs. On lui connait en outre quelques retables peints à Anvers.

 

3 000 – 6 000 EUR


25.  AGNOLO ALLORI dit « il BRONZINO ». (1503-1572), attribué

Portrait d’Isabella de ‘Médicis

 

Huile sur toile
Marque C.P. sur la toile au dos.
Dimensions : 67,5 x 53,5 cm

« Ce magnifique portrait peint par le maître toscan en pleine maturité, appartient à la grande série de portraits réalisés par Agnolo Allori, dit Il Bronzino, lorsque son style s’affirmait dans la perfection de motifs réguliers et cristallins. L’ovale pur du visage, qui trouve son apogée dans la coiffure très haute, le bulbe ovale des yeux clairement défini, le cou de marbre rigoureux, la pose statique de la main effilée, tout contribue à cette expression d’immobilité, d’impassibilité et une beauté presque impersonnelle, qui est la marque stylistique indubitable de Bronzino à l’époque de sa pleine maturité. Imitant les maîtres Flamands dans la subtilité de leur exécution, il saupoudre le merveilleux col de dentelle de minuscules lumières, qui s’ouvre comme un conte de fées derrière la tête royale, brillante et rigide.

La main douce caressée par la lumière sur l’épiderme soyeux et l’éclair des cheveux fauves qui s’illuminent au soleil nous montrent comment même l’aristocrate styliste Bronzino n’est pas resté étranger à l’influence de la civilisation venue de la couleur en Toscane dans la seconde moitié du 16ème siècle. Et pour faire de cette œuvre un chef-d’œuvre, l’élision chromatique, l’harmonie entre le rouge ardent de la chevelure et le rouge pourpre havane de la robe qui brille à la lumière s’ajoutent à la perfection formelle. » Adolfo Venturi.

Provenance :
Importante collection Luzio Crastan (fondateur de la société Crastan)
Galerie Fischer, Luzern, dispersion de la collection Luzio Crastan, hiver 1967
Depuis, collection privée à Aarau Suisse et Monte-Carlo

Documentation :
Bordereau Galerie Fischer, Luzern, 2 décembre 1967.

Certificat manuscrit en italien par le Professeur Adolfo Venturi (1856-1941), historien de l’Art, fondateur de la discipline historico-artistique au niveau universitaire en Italie, son plus grand projet fut d’écrire la monumentale histoire de l’art italien qu’il n’a pas terminée, s’arrêtant au 16ème siècle.

Ouvrage : Adolfo Venturi, Storia dell’arte italiana (1901-1938)
16 volumes.

Biographie :
Peintre maniériste italien, fils adoptif et apprenti de Pontorno, élève de Girolamo Genga, Agnolo Allori ou di Cosimo doit son surnom « il Bronzino » à son teint sombre ou à la couleur de ses cheveux. Son élève et fils adoptif Alessandro Allori portera le même surnom. A ses débuts, il aide son maître Pontorno dans des commandes importantes telles que les fresques de la chartreuse de Galluzzo mais, devenu indépendants, il est appelé par les Della Rovere à la Cour du Duché d’Urbino en 1530 et il y réalise ses premiers portraits. Au soin presque obsessionnel du dessin qui caractérise les œuvres de Pontormo, il y ajoute un traitement très particulier de la couleur qu’il étale de façon claire et compacte, presque émaillée. A Pessaro, il décore la villa impériale puis revient à Florence où Pontorno le réclame pour des portraits comme ceux d’Ugolino Martelli, de Bartolomeo Panciatichi et de son épouse.

C’est en 1539 qu’il entre au service des Médicis pour les décorations du mariage de Côme et d’Éléonore de Tolède pour laquelle il décorera toute une chapelle du Palazzo Vecchio et dont il fera le portrait en 1545. Ses portraits offrent l’image officielle de la cour des Médicis. Ils sont l’expression d’un pouvoir aristocratique, hors des contingences matérielles. Ses deux œuvres clairement maniéristes sont « La Déploration sur le Christ mort » (1543-1545) et « l’Allégorie du triomphe de Vénus » (à la National Gallery de Londres) dont Erwin Panofsky décryptera savamment le contenu. Il exécutera ensuite de nombreux cartons de tapisseries. On lui doit également le portrait de la poétesse Laura Battiferri en 1560 en suivant les canons imposés par la contre-réforme mais sa dernière œuvre marquante sera la fresque du Martyre de Saint-Laurent dans la Basilique San Lorenzo de Florence.

 

25 000 – 50 000 EUR


26.  REMBRANDT HARMENSZ VAN RIJN

Rare ensemble de 191 gravures

 

Sur papier Vergé, probablement tirées du Bartsch.
Dimensions planches : 43,5 x 33 cm
Provenance : succession Fulchiron, Monte-Carlo.

 

200 – 400 EUR


27.  ECOLE DE SEVILLE, début 17ème SIECLE

Jésus portant les instruments de la Passion

 

Huile sur toile marouflée sur panneau.
Collection privée, Monte-Carlo.
Dimensions : 61 x 46,5 cm

 

1 000 – 2 000 EUR


28.  CARLO MARATTA (1625-1713), attribué

La Visitation de la Vierge

 

Importante huile sur toile
Dimensions : 105 x 89 cm

La visitation de la Vierge est un épisode de l’Evangile selon Saint-Luc dans lequel la Vierge Marie visite sa cousine Elisabeth qui malgré son grand âge était enceinte de Jean-Baptiste, dernier prophète. De son côté, Marie venait de recevoir la visite de l’archange Gabriel, qui lui annonçait qu’elle mettrait au monde Jésus.

Carlo Maratta a abordé à plusieurs reprises le thème de la Visitation de la Vierge Marie. Nous retiendrons un tableau conservé à l’église Santa Maria della Pace à Rome, une belle composition à la chapelle Chigi dans la Cathédrale de Sienne ou encore un dessin conservé au Louvre.

Dans le tableau que nous vous présentons, la Vierge Marie, les cheveux tombant à sa gauche et vêtue d’une longue toge au bleu puissant ainsi que sa cousine Elisabeth occupent le plein centre d’une composition parfaitement équilibrée. A droite, nous retrouvons en haut Zacharie, le mari d’Elisabeth, travaillant dans la maison et Saint-Joseph en bas avec son âne. A gauche, une servante portant le linge parlant à une femme tenant son enfant. Apparaissent deux anges dans le haut, un chien dans le bas et un paysage montagneux en arrière-plan au travers d’un travail architectural.

Provenance :
Galerie Jürg Stuker, Bern Suisse, Novembre 1966
Depuis, Collection privée Aarau Suisse et Monte-Carlo

Biographie :
Peintre et dessinateur italien né à Camerano, dont le style est plus retenu et composé que ceux de Cortona et d’Annibale Carracci, il est d’avantage relié aux traditions de Guido Reni et d’Andrea Sacchi dans l’atelier duquel il se forme et avec qui il entretient une étroite relation. L’œuvre de Maratta est inspirée des grands peintres de Parme et de Bologne et il sera le vrai fondateur de l’Académie Romaine qui impose un classicisme à la culture du 17ème siècle.

Œuvres au Musée du Vatican Rome, Ermitage Saint-Pétersbourg, Musée d’Histoire Vienne, Les Offices, Galerie Palatine et Palais Corsini Florence, Dôme de Sienne, Le Prado Madrid, Château de Versailles, Le Louvre, etc.

 

15 000 – 30 000 EUR


29.  JACOB FOPPENS van ES (c.1596-1666)

Nature morte aux raisins

 

Huile sur toile rentoilée. Par Jacob van Es.
Dimensions : 68 x 96 cm

Peintre anversois essentiellement connu pour ses natures mortes, il est avec Osias Beert et Clara Peeters l’un des principaux représentants de la première génération de la peinture flamande de ce genre.

Si les données biographiques de van Es sont rares, son succès en tant qu’artiste est attesté par le fait que ses œuvres faisaient partie de nombreuses collections du 17ème siècle et même l’inventaire du grand peintre Rubens comprend deux de ses peintures.

Maître de la Guilde en 1648, il jouit par ailleurs d’un statut élevé parmi les grands artistes anversois et se lie d’amitié avec Jacob Jordaens, Cornelis Schut et Deodat del Monte qui seront également les parrains de ses enfants.

 

40 000 – 60 000 EUR


30.  ANTHONIUS VAN DYCK, d’après

Portrait du sculpteur Georg Petel

 

Huile sur toile. Cachet en cire sur le châssis.
Dimensions : 73,5 x 58,5 cm

Portrait du sculpteur connu pour ses œuvres en ivoires et médailles. Il séjourne à Gènes en Italie de 1622 à 1624. Van Dyck séjourne aussi à Gênes jusqu’en 1627 ou il rencontre certainement le sculpteur dont il peint un portrait qui se trouve aujourd’hui à Munich, à l’Alte Pinacothèque.

 

6 000 – 12 000 EUR

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