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11.  IVAN MARIE LAURENT ESCRIBE (1913-1990)

Voyage en train

 

Huile sur toile signée en bas à gauche.
Dimensions : 76,5 x 84,5 cm
Provenance : succession Fulchiron Monte-Carlo.

Peintre et sculpteur français né à Briatexte dans le Tarn et décédé à Echirolles dans l’Isère, il sera également écrivain à ses heures. Escribe débute ses études à Toulouse avant de se perfectionner aux Beaux-Arts à Paris. Rattaché au post-impressionnisme, sa peinture est bucolique, empreinte de plénitude et les personnages comme les animaux sont saisis dans la force vigoureuse des gestes du travail.

 

250 – 500 EUR


12.  PINCHUS KREMEGNE (1890-1981)

Nature morte aux figues

 

Huile sur toile signée en bas à gauche.
Dimensions : 33 x 41 cm
Provenance : Collection privée, Monte-Carlo

Peintre et lithographe français de confession juive né à Zaloudock dans l’Empire russe, il est rattaché à la Première Ecole de Paris. C’est en étudiant la sculpture à l’Académie de Vilnius qu’il rencontre Chaïm Soutine et Michel KIkoine et le trio finit par s’installer dans les ateliers de la Ruche à Paris où de nombreux artistes venus de tous horizons créent un Art totalement nouveau. Krémègne s’y lie d’amitié avec Chagall, Léger, Lipchitz, Zadkine ou encore Modigliani qui réalise son portrait aujourd’hui au Musée des Beaux-Arts de Berne.

S’il s’adonne encore à la sculpture en 1912, il s’intéresse de plus en plus à la peinture et surtout au Rayonnisme, synthèse du cubisme, du futurisme et de l’orphisme ainsi qu’au fauvisme un peu plus tard. Les années 20 seront couronnées de succès pour l’artiste avec notamment des séjours à Céret, la rencontre avec le groupe du Pré-Saint-Gervais et surtout le contrat signé avec Paul Guillaume qui lui donnera une aisance financière.

 

1 500 – 2 000 EUR


13.  DAVID A. LEFFEL dit « DAL » (1931)

Nature morte

 

Huile sur toile.
Dédicace avec le dos du pinceau dans la matière picturale
Dimensions : 35 x 27 cm

 

100 – 200 EUR


14.  LUCIEN VICTOR FELIX DELPY (1898-1967)

Marins au Port

 

Huile sur toile signée en bas à droite.
Dimensions : 72 x 90 cm
Provenance : Succession Fulchiron Monte-Carlo.

Peintre français né au coeur de Paris, il est le fils de Georges Delpy et issu d’une illustre lignée paternelle d’artistes peintres. Il débute à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts dans les ateliers de Fernand Cormon, Emile Renard et Jean-Pierre Laurens avant de se perfectionner auprès de Charles Fouqueray.

Delpy expose au Salon des Artistes Français dès 1922 y recevant de nombreux prix et est nommé Peintre de la Marine en 1931 avant d’être nommé Peintre aux Armées en 1945. Sa fille Marine a répertorié 1.630 de ses tableaux, figurant essentiellement des paysages finistériens et des thèmes marins, elle lui consacre un site internet. Oeuvres aux Musées du Faouët, au Musée des Beaux-Arts de Brest et dans les collections de la Ville de Concarneau.

 

500 – 1 000 EUR


15.  RAOUL DASTRAC (Aiguillon, 1891-1969)

Jeune femme nue au bord de la rivière

 

Grande huile sur toile signée en bas à droite
Dimensions : ca. 110 x 70 cm

Peintre français, élève de Laurens et Déchenaud à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, il se forme également au Louvre en admirant Frans Hals, Paul Césanne et Rembrandt. Il débute en représentant des toits de Paris et des scènes intimistes à la manière de Bonnard. Il posera ensuite son chevalet à Cahors et Avignon mais aussi en Italie et aux Etats-Unis. Importante Collection permanente au Musée Raoul Dastrac à Aiguillon.

 

600 – 1 200 EUR


16.  IZAAC PAILES (1895-1978)

Jeune femme nue assise

 

Huile sur toile signée en bas à gauche.
Dimensions : 105 x 75 cm
Provenance : Collection privée Monte-Carlo.

Artiste français né Jecussiel Itzek Païles à Kiev dans l’Empire russe, ayant grandi dans une famille juive d’orfèvres, il est un peintre faisant partie de la Première Ecole de Paris. S’il débute dans la sculpture avec des oeuvres aujourd’hui conservées au Musée de Kiev, il arrive en 1913 à Paris où il partage une chambre avec Mané-Katz. Ami de Kikoine et Dobrinsky, c’est en 1920 qu’il abandonne la sculpture pour la peinture. et il entre en contact avec les amateurs d’art de l’époque : le commissaire Zamaron, les marchands Paquereau et Georges Bernheim.

Attaché à ses origines slaves, Païles participe aux activités de la Société des artistes russes présidée par Wildhopff et animée par les artistes russes de Montparnasse. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate. Païles s’installe dans les Pyrénées- Orientales puis en Auvergne. Il entre ensuite dans un groupe de résistants à Rochefort.

Appelé au travail obligatoire en Allemagne, il décide de se cacher dans un grenier où il restera pendant onze mois. À la Libération, il retrouve son atelier à Montparnasse et continue à peindre. C’est en 1948 qu’Isaac Païles réalisera ses premières oeuvres abstraites.

 

2 000 – 3 000 EUR


17.  DAVID A. LEFFEL dit « DAL » (1931)

Jeune femme nue

 

Huile sur carton signé DAL en bas à droite
Dimensions : 57 x 51 cm

 

500 – 1 000 EUR


18.  ECOLE VENETO-CRETOISE du 16ème siècle

Madone, l’Enfant et Sainte Lucie

 

Huile et or sur panneau. Sans encadrement.
Soulèvement, restaurations.
Provenance : Succession Fulchiron, Monte-Carlo.
Dimensions : 54 x 43,5 cm

 

800 – 1 500 EUR


19.  MAÎTRE AU PERROQUET ou CORNELIS BAZELAERE (Anvers début XVIème), attribué

Vierge à l’Enfant et Saint Jean-Baptiste, vers 1530

 

Importante huile sur panneau de l’Ecole Anversoise vers 1930.
Dimensions : 67 x 55 cm

La Vierge au visage ovale est assise avec à ses côtés Jésus debout, jouant avec Saint-Jean-Baptiste. Un diadème aux perles descendant jusqu’au front, elle est richement vêtue comme aimait la représenter le Maître, faisant référence aux aristocrates de la Cour d’Autriche-Hongrie.

Nous découvrons à l’avant-plan un bouquet de fleurs, des fruits, un livre et un petit mouton sur un entablement et à l’arrière-plan, sept différentes scènes avec des personnages.

Peintre de figures et de compositions religieuses, ce maître anversois durant la première moitié du XVIème siècle et resté longtemps anonyme, fut ainsi désigné par M. J. Friedländer en raison du perroquet qui, sans avoir valeur de signature, figure sur quelques uns de ses tableaux de Madone et avec lequel joue l’Enfant. En 2017, il sera identifié comme étant Cornelis Bazelaere, mentionné dans la Guilde d’Anvers en 1523.

Ses représentations de Vierge à l’Enfant et de Sainte-Madeleine, dépeintes sous l’aspect de jeunes aristocrates, vêtues à la mode des environs de 1530, le rapprochent principalement de son contemporain, le Maître des demi-figures, avec lequel style hautement maniériste et mode de production se confondent parfois, et plus rarement des figures de Pieter Coeck d’Alost, tous deux étant suiveurs de Joos van Clève.

Le type de la Vierge, l’ovale de son visage, l’expression de ses traits, les doigts effilés ainsi que le corps allongé de l’Enfant sont communs aux deux artistes qui n’ont eu de cesse de rendre un hommage déguisé à la grâce idéale et sensible des nobles femmes de la cour de Marguerite d’Autriche et de Marie de Hongrie.

Provenance : Collection privée, Belgique.

 

18 000 – 22 000 EUR


20.  JAN PIETER BRUEGHEL (1628-1664)

Vierge à l’Enfant avec Saint-Jean et Sainte-Anne

 

Huile sur cuivre, signée en bas à droite.
Dimensions : 44,7 x 44,7 cm

Peintre anversois de natures mortes et de guirlandes, issu de la célèbre dynastie des Brueghel, il s’initie avec son père, Jan Brueghel le Jeune avant de poursuivre sa formation à Liège dans l’atelier de Walther Damery et en Italie avec son frère cadet Abraham. C’est à Venise qu’il peint une guirlande de fleurs avec le retour du Fils Prodigue en collaboration avec Erasmus Quellinus.

Le style de Jan Pieter est fortement influencé par celui de son grand-père, Jan Brueghel l’Ancien et Jan de Heem avec des bouquets souvent composés de fleurs qui s’épanouissent à différentes saisons. Pour la création de ses guirlandes, il collabore régulièrement avec des peintres de figures à la manière d’Hendrick van Balen, Frans Francken le Jeune, Rubens ou encore Daniel Seghers. Ce genre est inspiré par le culte de la vénération et de l’adoration de la Vierge qui prévalait à la Cour des Habsbourg avant que les scènes en cartouche ne soient remplacées plus tard par des scènes profanes. Erasmus Quellinus sera l’un de ses plus fréquents collaborateurs pour la représentation de personnages.

 

18 000 – 22 000 EUR

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