9 Décembre 2021 – VENTE DE PRESTIGE – Tableaux, Mobilier, Objets d’Art, Art Asiatique

 

VENTE DE PRESTIGE

Tableaux, Mobilier, Objets d’Art, Art Asiatique

9 Décembre

14h30

Exposition à partir du 22 novembre

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TOUT AFFICHER / DISPLAY ALL / VEDI TUTTI


1.  FRANCIS TATTEGRAIN (1852-1915)

Conversation au Parc

 

Huile sur toile signée en bas à droite
Dimensions : 37 x 45 cm
Provenance : Succession Fulchiron, Monte-Carlo.

Peintre français de l’Ecole Naturaliste né à Péronne, il est diplômé en droit pour faire plaisir à son père avant de se consacrer définitivement à sa passion. Francis Tattegrain découvre Berck en compagnie de ses parents en 1865, un lieu de vacances qui deviendra le cadre principal de son oeuvre picturale.

Sur l’incitation de Ludovic-Napoléon Lepic et encouragé par son frère, le sculpteur Georges Tattegrain, il poursuit sa formation artistique à Paris en même temps que son doctorat de droit. Il entre à l’Académie Julian en 1877 où il suit l’enseignement de Jules Lefebvre et Gustave Boulanger. En 1879, deux de ses toiles sont admises au Salon des artistes français où il sera présent, sans interruption, jusqu’en 1914.

Peintre d’histoire, aquafortiste et portraitiste, Tattegrain est avant tout un maître du naturalisme dans le domaine marin. Ses compositions sont souvent d’un réalisme hardi, mais toujours harmonieuses. Sa peinture franche, son coloris juste, soulignent ces drames d’ordinaire mis en scène dans de grandes compositions. Sa virtuosité dans le traitement des sujets dramatiques, tragiques voire sinistres, traités avec une simplicité qui n’exclut pas l’émotion, ne doit pas pour autant faire oublier la profusion des sujets traitant de la vie quotidienne des pêcheurs de Berck.

Le 1er janvier 1915, la palette à la main, l’illustre peintre Francis Tattegrain mourait à 63 ans, au champ d’honneur, alors qu’il reconstituait, sous les obus, l’esquisse du beffroi d’Arras.

 

800 – 1 500 EUR


2.  H. PICARD (Ecole française 19ème)

Place de marché animée

 

Aquarelle sur papier signé en bas à droite
Dimensions : 29 x 17,5 cm

 

80 – 120 EUR


3.  FEDERICO ANDREOTTI (1847-1930)

La leçon de musique

 

Aquarelle sur papier signé en bas à gauche.
Dimensions : 26,5 x 19,5 cm

 

80 – 120 EUR


4.  ALFRED STEVENS (1823-1906)

Le salon du peintre vers 1880

 

Aquarelle sur papier monogrammé en bas à droite dans le tapis.
Dimensions : 30 x 39 cm

On connait la composition de cette œuvre provenant de la Collection Vanderbilt, vendue 1.300.000 USD chez Sotheby’s. La version présentée révèle plusieurs différences et est possiblement une esquisse préparatoire.

 

2 000 – 4 000 EUR


5.  ALFRED STEVENS (1823-1906)

Elégante au bouquet

 

Huile sur toile signée en haut à droite.
Provenance : Collection privée Belgique, succession.
Dimensions : 52 x 45 cm

Peintre de genre, de portraits, de paysages et de nombreuses marines, il est l’élève de Navez à Bruxelles et de Roqueplan à Paris. Ses premiers tableaux datent de 1848 et il expose à Paris où il fait carrière et vit la plupart de son temps.

Au départ, Stevens peint des femmes et plus particulièrement les parisiennes du Second Empire. Son dessin est précis, sa peinture claire et lumineuse, sa pâte assez nourrie. Il achète à Manet plusieurs toiles et c’est d’ailleurs dans son atelier que Durand-Ruel voit ses deux premières toiles qu’il achètera. Stevens restera comme un artiste important de son époque

 

6 000 – 12 000 EUR


6.  DAVID GIRIN (1848-1917)

Un Dimanche au Parc

 

Huile sur toile signée en bas à gauche.
Dimensions : 38,5 x 67,5 cm
Provenance : succession Fulchiron Monte-Carlo.

Peintre français né à Lyon, il est l’auteur de scènes de genre et de natures mortes avant de se tourner vers les paysages. Il débute à l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon dans la Classe des Principes avant de rejoindre celles de Joseph Guichard et Antoine Jean Bail puis avec le graveur Lehman.

David Girin est un artiste qui se fait remarquer pour la diversité de ses oeuvres, s’inscrivant dans la lignée d’Eugène Delacroix et de Joseph Guichard. Alphonse Germain le défini comme « un des rares peintres nés et formés à Lyon qui n’avait pas craint d’introduire dans leur art la fantaisie », ce qui est visible notamment avec Fêtes antiques. C’est avant tout un dessinateur, il utilise le fusain et est maître du noir et blanc en quête du modelé. Il est reconnu pour ses jeux sur la lumière et sur les couleurs. Il excelle à rendre des gris estompés et use en tant que coloriste de nombreuses tonalités. De plus il sait tirer le meilleur parti des effets de contre-jour.

Pendant 17 ans, jusqu’en 1887, Girin pratiquera la peinture de genre et la nature morte quand alors il change de sujet et s’intéresse à la nature et aux paysages. Le matin » marquera le changement définitif de sujet influencé en cela par Jules Bastien-Lepage.

 

500 – 1 000 EUR


7.  AFFORTUNATO GORY (act.1895-1925)

Sincérité ou Jeune Femme au diadème

 

Importante sculpture en marbre de Carrare et bronze à patine dorée, signée au dos sur le bronze. Repose sur une terrasse piédouche en marbre vert des Alpes

Publié dans « Bronzes sculptors and founders » by Alberto Chayo, volume IV, p.995/3847

Sculpteur italien né à Florence, il suit une formation à l’Académie sous la direction d’Augusto Rivalta et se perfectionne auprès de Victorien-Antoine Bastet à Paris où il s’installe définitivement vers 1900. Il y exposera régulièrement au Salon des Artiste Français entre 1902 et 1923, obtenant de son vivant un vif succès pour ses représentations féminines pleine de grâce.

Dimensions : h. 55,5 cm

 

3 500 – 7 000 EUR


8.  LOUIS ERNEST ANDRIEUX dit FORTUNEY (1875-1951)

Les deux élégantes

 

Pastel sur papier signé en bas à gauche
Dimensions : 50 x 32 cm

 

100 – 200 EUR


9.  EUGENE GALIEN-LALOUE (1854-1941)

« Le Boulevard Péreire à Paris »

 

Peinture à la gouache sur papier, signée en bas à gauche.
Dimensions : 29 x 46,5 cm
Provenance : succession Fulchiron, Monte-Carlo.

Véritable spécialiste du pseudonyme, il en utilisa de très nombreux, retenons Liévin, J. Liévin, Eugène Dupuy, Louis Dupuy, Galiany, M. Lenoir, L. Courtreu, A. Garnier, S. Karamngie, E. Juliani ou encore Languillons, même si une grande partie de ses huiles seront signées « L.Dupuy ».

S’il est surtout réputé pour ses vues de Paris, il est également l’auteur de scènes de genre, de paysages, de paysages animés, de paysages urbains et de nombreuses gouaches et aquarelles. L’on dit qu’il aurait été l’élève de Charles Laloue dont on ne retrouve pas de trace.

Peintre particulièrement doué, Galien-Laloue expose pour la première fois à Paris en 1877 au Salon des Artistes Français. Il peint des paysages de Normandie, de Seine-et-Marne, de Marseille ou encore d’Italie et de Venise en débutant dans le style de Barbizon, évoluant ensuite vers l’impressionnisme. Dès son vivant, il jouit d’une grande réputation notamment en représentant l’atmosphère de Paris des années 1900. Il sera également l’auteur de représentations militaires à la demande de l’Etat Français en 1914.

Principaux Musées : Louviers, Mulhouse ou encore La Rochelle.

 

2 000 – 4 000 EUR


10.  LOUIS ABEL-TRUCHET (1857-1918)

Le Métro Parisien

 

Huile sur panneau cartonné.
Provenance : famille de l’artiste, historique au dos.
Dimensions : 46 x 65 cm

Peintre et affichiste français, élève de Benjamin Constant et de Jules Lefebvre à l’Académie Julian à Paris, Louis Abel-Truchet a réalisé de nombreuses toiles de la vie parisienne nocturne ainsi que des paysages et des scènes de genre. Ses toiles sont traitées dans un style post-impressionniste.

 

12 000 – 18 000 EUR


11.  IVAN MARIE LAURENT ESCRIBE (1913-1990)

Voyage en train

 

Huile sur toile signée en bas à gauche.
Dimensions : 76,5 x 84,5 cm
Provenance : succession Fulchiron Monte-Carlo.

Peintre et sculpteur français né à Briatexte dans le Tarn et décédé à Echirolles dans l’Isère, il sera également écrivain à ses heures. Escribe débute ses études à Toulouse avant de se perfectionner aux Beaux-Arts à Paris. Rattaché au post-impressionnisme, sa peinture est bucolique, empreinte de plénitude et les personnages comme les animaux sont saisis dans la force vigoureuse des gestes du travail.

 

250 – 500 EUR


12.  PINCHUS KREMEGNE (1890-1981)

Nature morte aux figues

 

Huile sur toile signée en bas à gauche.
Dimensions : 33 x 41 cm
Provenance : Collection privée, Monte-Carlo

Peintre et lithographe français de confession juive né à Zaloudock dans l’Empire russe, il est rattaché à la Première Ecole de Paris. C’est en étudiant la sculpture à l’Académie de Vilnius qu’il rencontre Chaïm Soutine et Michel KIkoine et le trio finit par s’installer dans les ateliers de la Ruche à Paris où de nombreux artistes venus de tous horizons créent un Art totalement nouveau. Krémègne s’y lie d’amitié avec Chagall, Léger, Lipchitz, Zadkine ou encore Modigliani qui réalise son portrait aujourd’hui au Musée des Beaux-Arts de Berne.

S’il s’adonne encore à la sculpture en 1912, il s’intéresse de plus en plus à la peinture et surtout au Rayonnisme, synthèse du cubisme, du futurisme et de l’orphisme ainsi qu’au fauvisme un peu plus tard. Les années 20 seront couronnées de succès pour l’artiste avec notamment des séjours à Céret, la rencontre avec le groupe du Pré-Saint-Gervais et surtout le contrat signé avec Paul Guillaume qui lui donnera une aisance financière.

 

1 500 – 2 000 EUR


13.  DAVID A. LEFFEL dit « DAL » (1931)

Nature morte

 

Huile sur toile.
Dédicace avec le dos du pinceau dans la matière picturale
Dimensions : 35 x 27 cm

 

100 – 200 EUR


14.  LUCIEN VICTOR FELIX DELPY (1898-1967)

Marins au Port

 

Huile sur toile signée en bas à droite.
Dimensions : 72 x 90 cm
Provenance : Succession Fulchiron Monte-Carlo.

Peintre français né au coeur de Paris, il est le fils de Georges Delpy et issu d’une illustre lignée paternelle d’artistes peintres. Il débute à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts dans les ateliers de Fernand Cormon, Emile Renard et Jean-Pierre Laurens avant de se perfectionner auprès de Charles Fouqueray.

Delpy expose au Salon des Artistes Français dès 1922 y recevant de nombreux prix et est nommé Peintre de la Marine en 1931 avant d’être nommé Peintre aux Armées en 1945. Sa fille Marine a répertorié 1.630 de ses tableaux, figurant essentiellement des paysages finistériens et des thèmes marins, elle lui consacre un site internet. Oeuvres aux Musées du Faouët, au Musée des Beaux-Arts de Brest et dans les collections de la Ville de Concarneau.

 

500 – 1 000 EUR


15.  RAOUL DASTRAC (Aiguillon, 1891-1969)

Jeune femme nue au bord de la rivière

 

Grande huile sur toile signée en bas à droite
Dimensions : ca. 110 x 70 cm

Peintre français, élève de Laurens et Déchenaud à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, il se forme également au Louvre en admirant Frans Hals, Paul Césanne et Rembrandt. Il débute en représentant des toits de Paris et des scènes intimistes à la manière de Bonnard. Il posera ensuite son chevalet à Cahors et Avignon mais aussi en Italie et aux Etats-Unis. Importante Collection permanente au Musée Raoul Dastrac à Aiguillon.

 

600 – 1 200 EUR


16.  IZAAC PAILES (1895-1978)

Jeune femme nue assise

 

Huile sur toile signée en bas à gauche.
Dimensions : 105 x 75 cm
Provenance : Collection privée Monte-Carlo.

Artiste français né Jecussiel Itzek Païles à Kiev dans l’Empire russe, ayant grandi dans une famille juive d’orfèvres, il est un peintre faisant partie de la Première Ecole de Paris. S’il débute dans la sculpture avec des oeuvres aujourd’hui conservées au Musée de Kiev, il arrive en 1913 à Paris où il partage une chambre avec Mané-Katz. Ami de Kikoine et Dobrinsky, c’est en 1920 qu’il abandonne la sculpture pour la peinture. et il entre en contact avec les amateurs d’art de l’époque : le commissaire Zamaron, les marchands Paquereau et Georges Bernheim.

Attaché à ses origines slaves, Païles participe aux activités de la Société des artistes russes présidée par Wildhopff et animée par les artistes russes de Montparnasse. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate. Païles s’installe dans les Pyrénées- Orientales puis en Auvergne. Il entre ensuite dans un groupe de résistants à Rochefort.

Appelé au travail obligatoire en Allemagne, il décide de se cacher dans un grenier où il restera pendant onze mois. À la Libération, il retrouve son atelier à Montparnasse et continue à peindre. C’est en 1948 qu’Isaac Païles réalisera ses premières oeuvres abstraites.

 

2 000 – 3 000 EUR


17.  DAVID A. LEFFEL dit « DAL » (1931)

Jeune femme nue

 

Huile sur carton signé DAL en bas à droite
Dimensions : 57 x 51 cm

 

500 – 1 000 EUR


18.  ECOLE VENETO-CRETOISE du 16ème siècle

Madone, l’Enfant et Sainte Lucie

 

Huile et or sur panneau. Sans encadrement.
Soulèvement, restaurations.
Provenance : Succession Fulchiron, Monte-Carlo.
Dimensions : 54 x 43,5 cm

 

800 – 1 500 EUR


19.  MAÎTRE AU PERROQUET ou CORNELIS BAZELAERE (Anvers début XVIème), attribué

Vierge à l’Enfant et Saint Jean-Baptiste, vers 1530

 

Importante huile sur panneau de l’Ecole Anversoise vers 1930.
Dimensions : 67 x 55 cm

La Vierge au visage ovale est assise avec à ses côtés Jésus debout, jouant avec Saint-Jean-Baptiste. Un diadème aux perles descendant jusqu’au front, elle est richement vêtue comme aimait la représenter le Maître, faisant référence aux aristocrates de la Cour d’Autriche-Hongrie.

Nous découvrons à l’avant-plan un bouquet de fleurs, des fruits, un livre et un petit mouton sur un entablement et à l’arrière-plan, sept différentes scènes avec des personnages.

Peintre de figures et de compositions religieuses, ce maître anversois durant la première moitié du XVIème siècle et resté longtemps anonyme, fut ainsi désigné par M. J. Friedländer en raison du perroquet qui, sans avoir valeur de signature, figure sur quelques uns de ses tableaux de Madone et avec lequel joue l’Enfant. En 2017, il sera identifié comme étant Cornelis Bazelaere, mentionné dans la Guilde d’Anvers en 1523.

Ses représentations de Vierge à l’Enfant et de Sainte-Madeleine, dépeintes sous l’aspect de jeunes aristocrates, vêtues à la mode des environs de 1530, le rapprochent principalement de son contemporain, le Maître des demi-figures, avec lequel style hautement maniériste et mode de production se confondent parfois, et plus rarement des figures de Pieter Coeck d’Alost, tous deux étant suiveurs de Joos van Clève.

Le type de la Vierge, l’ovale de son visage, l’expression de ses traits, les doigts effilés ainsi que le corps allongé de l’Enfant sont communs aux deux artistes qui n’ont eu de cesse de rendre un hommage déguisé à la grâce idéale et sensible des nobles femmes de la cour de Marguerite d’Autriche et de Marie de Hongrie.

Provenance : Collection privée, Belgique.

 

18 000 – 22 000 EUR


20.  JAN PIETER BRUEGHEL (1628-1664)

Vierge à l’Enfant avec Saint-Jean et Sainte-Anne

 

Huile sur cuivre, signée en bas à droite.
Dimensions : 44,7 x 44,7 cm

Peintre anversois de natures mortes et de guirlandes, issu de la célèbre dynastie des Brueghel, il s’initie avec son père, Jan Brueghel le Jeune avant de poursuivre sa formation à Liège dans l’atelier de Walther Damery et en Italie avec son frère cadet Abraham. C’est à Venise qu’il peint une guirlande de fleurs avec le retour du Fils Prodigue en collaboration avec Erasmus Quellinus.

Le style de Jan Pieter est fortement influencé par celui de son grand-père, Jan Brueghel l’Ancien et Jan de Heem avec des bouquets souvent composés de fleurs qui s’épanouissent à différentes saisons. Pour la création de ses guirlandes, il collabore régulièrement avec des peintres de figures à la manière d’Hendrick van Balen, Frans Francken le Jeune, Rubens ou encore Daniel Seghers. Ce genre est inspiré par le culte de la vénération et de l’adoration de la Vierge qui prévalait à la Cour des Habsbourg avant que les scènes en cartouche ne soient remplacées plus tard par des scènes profanes. Erasmus Quellinus sera l’un de ses plus fréquents collaborateurs pour la représentation de personnages.

 

18 000 – 22 000 EUR


21.  DOMENICO UBALDINI IL PULIGO (1492-1527)

Saint-Jean Baptiste

 

Huile sur toile
Dimensions totales : 89 x 66,5 cm – Toile : 61 x 43 cm

Provenance : Collection privée, Monte-Carlo

Né et décédé à Florence, Domenico di Bartolomeo Ubaldini dit « Domenico Puligo » est un peintre italien de portraits, mais surtout de compositions religieuses.

Formé par Domenico Ghirlandaio (1449-1494), il a surtout pour maître Andrea del Sarto (1486-1530) qui est également son ami intime et qui l’influencera toute sa carrière. Dès son époque, Puligo a la réputation d’un excellent peintre de portraits et de tableaux de chevalets, mais ce sont surtout ses compositions religieuses comme « La Sainte Famille » qui feront sa renommée. Il sera également le collaborateur de Ridolfi Ghirlandaio (1483-1561).

Œuvres dans les Musées de Cherbourg, Palais Pitti Florence, Madrid, Palais Borghèse Rome, Musée Colonna Rome, Galerie Doria Pamphili, Galerie Czernin et Musée Harrach Vienne.

 

2 500 – 3 500 EUR


22.  ALESSANDRO ALLORI (1535-1607), attribué

Madone à l’Enfant

 

Huile sur panneau
Anciennes étiquettes et cachet de collection au dos. Dans un encadrement ancien en bois sculpté et doré.
Dimensions : 86 x 63,5 cm

La Vierge est représentée assise, couverte d’une petite coiffe et portant sur les genoux l’Enfant Jésus couvert d’un linge et tenant une pomme de la main gauche. Les yeux de la Vierge sont tournés vers l’Enfant.

Condition report :
Usures, manques et anciennes restaurations.

Provenance :
Fischer, Luzern 1966, catalogue de la vente d’été.
Facture d’achat datée du 25 juin 1966
Depuis, Collection privée Suisse et Monte-Carlo

Documentation :
Avis du Professeur Roberto Longhi, Florence, 22 septembre 1965 contestant la première attribution à Franciabigio et attribuant le tableau à Alessandro Allori en raison des similitudes avec son Maître Bronzino.

Peintre florentin maniériste, il est le père de Cristofano Allori. Il a pour maîtres un ami de la famille Angelo di Cosimo di Mariano dit Il Bronzino et ensuite Michel-Ange. À certains égards, Allori est le dernier de la lignée d’éminents peintres florentins : Andrea del Sarto a collaboré avec Fra Bartolomeo (ainsi que Léonard de Vinci), Pontormo a brièvement été l’élève d’Andrea et a formé Bronzino qui lui-même a formé Allori.

Les générations suivantes furent fortement influencées par la vague baroque qui dominait dans d’autres parties de l’Italie. C’est Alessandro Allori qui termine la dernière fresque de Bronzino dans l’Eglise San Lorenzo. Marqué par le sens du relief, la froideur de l’émail dans les couleurs et le ton innaturel de la lumière, il travaille dans le style de son maître. Influencé aussi par Michel-Ange pour qui il sera chargé des apparats décoratifs de ses funérailles, Allori peint vers 1560 un « Jugement Dernier » pour le retable de l’Eglise Santissima Annunziata de Florence. En 1565, le Duc de Cosme 1er lui commandera les décorations pour le mariage de son fils, François de Médicis.

 

25 000 – 50 000 EUR


23.  Attribué à CHERUBINO ALBERTI (1553-1615) d’après TADDEO et FREDERICO ZUCCARI

La conversion de Saint-Paul avec Dieu le Père et les anges en haut

 

Huile sur panneau renforcé
Numéroté à l’encre au pochoir au dos 164SO avec cachet de collection et inscription manuscrite.
Dimensions : 108 x 82 cm

Ce tableau est attribué à Cherubino Alberti d’après sa gravure réalisée en 1775 et dont un exemplaire est conservé au Metropolitan Museum à New-York. C’est une composition libre d’après la fresque de Taddeo et Frederico Zuccaro qui a été peinte entre 1557 et 1564. Elle se trouve dans la Chapelle Frangipani San Marcello al Corso à Rome.

La gravure de Cherubino Alberti est réalisée dans un format inversé horizontalement par rapport à la composition originale et avec des modifications dans les perspectives, la position et les vêtements de certains personnages mais également sur le nombre d’anges dans la partie supérieure.

Le tableau que nous vous présentons a été peint à cette époque très probablement par Alberti et strictement d’après sa gravure. Si elle n’atteint pas la puissance de la fresque des Zuccari, cette peinture reste tout de même de facture exceptionnelle.

Condition report :
Usures, petits manques dans la couche picturale et fêles verticales dont une importante dans la partie gauche. Le panneau a été renforcé à l’arrière par deux lattes latérales en haut et en bas. Pas encadré.

Provenance :
Acquis à la galerie Fischer à Luzern, catalogue de la vente d’été 1970. Le tableau est toujours resté depuis dans la famille de l’acquéreur.
Collection privée Suisse et Monte-Carlo
Gravure conservée au Metropolitan museum

Documentation :
Facture d’achat du 13 juin 1966.

Peintre, graveur sur cuivre et ingénieur militaire italien né à Borgo Sansepolcro en Toscane, Zaccaria Mattia dit « Cherubino » Alberti est également surnommé « Le Borghegiano » de par son lieu de naissance. Issu d’une famille d’artistes, il est le second fils d’Alberto Alberti, un sculpteur. Ses frères Alessandro Alberti et Giovanni Alberti ont été également des artistes.

Alberti étudie à Rome auprès de Cornelis Cort et travaille ensuite comme graveur par l’étude des œuvres d’Agostino Carracci et de Francesco Villamena. Entre 1571 et 1575, il peint et grave essentiellement d’après des œuvres de Federico et Taddeo Zuccari (Zuccaro). Au cours des dix années suivantes, ses gravures incluent des œuvres réalisées à partir des créations de Raphaël, Michel-Ange, Polidoro da Caravaggio, Andrea del Sarto, Rosso Fiorentino, Marco Pino, Pellegrino Tibaldi, et Cristofano Gherardi.

Par la suite, Cherubino Alberti décore des palais et des églises avec des peintures à fresque. S’il peint aussi pour l’église de Santa Maria in Via Lata, son œuvre la plus célèbre, réalisée avec son frère Giovanni, restera la fresque qui décore encore aujourd’hui la Sala Clementina au Vatican.

 

30 000 – 60 000 EUR


24.  FRANS II FRANCKEN dit le JEUNE (1581-1642)

Scène de banquet

 

Huile sur panneau parqueté. Restaurations.
Dimensions : 73 x 97 cm

Frans Francken le Jeune fait partie d’une famille de peintres active à Anvers durant cinq générations aux 16ème et 17ème siècles. Il est le quatrième fils, et le plus réputé de Frans Francken I dont il est l’élève et il est difficile de différencier leurs contributions respectives, car leur style sont très proches. Propriétaire d’un des ateliers de peinture les plus prospères de la ville, où sont employés ses fils Ambrosius et Frans III, il fut nommé maître de la guilde des peintres d’Anvers en 1605 et en devint le doyen en 1614.

Sa production comprend essentiellement des tableaux de petites dimensions traitant souvent de sujets mythologiques ou allégoriques et de scènes historiques et religieuses, parfois copiées avec quelques variantes. Il peint aussi des paysages et des natures mortes, toujours réalisés selon une technique si raffinée qu’elle rencontre le succès auprès des collectionneurs. On lui connait en outre quelques retables peints à Anvers.

 

3 000 – 6 000 EUR


25.  AGNOLO ALLORI dit « il BRONZINO ». (1503-1572), attribué

Portrait d’Isabella de ‘Médicis

 

Huile sur toile
Marque C.P. sur la toile au dos.
Dimensions : 67,5 x 53,5 cm

« Ce magnifique portrait peint par le maître toscan en pleine maturité, appartient à la grande série de portraits réalisés par Agnolo Allori, dit Il Bronzino, lorsque son style s’affirmait dans la perfection de motifs réguliers et cristallins. L’ovale pur du visage, qui trouve son apogée dans la coiffure très haute, le bulbe ovale des yeux clairement défini, le cou de marbre rigoureux, la pose statique de la main effilée, tout contribue à cette expression d’immobilité, d’impassibilité et une beauté presque impersonnelle, qui est la marque stylistique indubitable de Bronzino à l’époque de sa pleine maturité. Imitant les maîtres Flamands dans la subtilité de leur exécution, il saupoudre le merveilleux col de dentelle de minuscules lumières, qui s’ouvre comme un conte de fées derrière la tête royale, brillante et rigide.

La main douce caressée par la lumière sur l’épiderme soyeux et l’éclair des cheveux fauves qui s’illuminent au soleil nous montrent comment même l’aristocrate styliste Bronzino n’est pas resté étranger à l’influence de la civilisation venue de la couleur en Toscane dans la seconde moitié du 16ème siècle. Et pour faire de cette œuvre un chef-d’œuvre, l’élision chromatique, l’harmonie entre le rouge ardent de la chevelure et le rouge pourpre havane de la robe qui brille à la lumière s’ajoutent à la perfection formelle. » Adolfo Venturi.

Provenance :
Importante collection Luzio Crastan (fondateur de la société Crastan)
Galerie Fischer, Luzern, dispersion de la collection Luzio Crastan, hiver 1967
Depuis, collection privée à Aarau Suisse et Monte-Carlo

Documentation :
Bordereau Galerie Fischer, Luzern, 2 décembre 1967.

Certificat manuscrit en italien par le Professeur Adolfo Venturi (1856-1941), historien de l’Art, fondateur de la discipline historico-artistique au niveau universitaire en Italie, son plus grand projet fut d’écrire la monumentale histoire de l’art italien qu’il n’a pas terminée, s’arrêtant au 16ème siècle.

Ouvrage : Adolfo Venturi, Storia dell’arte italiana (1901-1938)
16 volumes.

Biographie :
Peintre maniériste italien, fils adoptif et apprenti de Pontorno, élève de Girolamo Genga, Agnolo Allori ou di Cosimo doit son surnom « il Bronzino » à son teint sombre ou à la couleur de ses cheveux. Son élève et fils adoptif Alessandro Allori portera le même surnom. A ses débuts, il aide son maître Pontorno dans des commandes importantes telles que les fresques de la chartreuse de Galluzzo mais, devenu indépendants, il est appelé par les Della Rovere à la Cour du Duché d’Urbino en 1530 et il y réalise ses premiers portraits. Au soin presque obsessionnel du dessin qui caractérise les œuvres de Pontormo, il y ajoute un traitement très particulier de la couleur qu’il étale de façon claire et compacte, presque émaillée. A Pessaro, il décore la villa impériale puis revient à Florence où Pontorno le réclame pour des portraits comme ceux d’Ugolino Martelli, de Bartolomeo Panciatichi et de son épouse.

C’est en 1539 qu’il entre au service des Médicis pour les décorations du mariage de Côme et d’Éléonore de Tolède pour laquelle il décorera toute une chapelle du Palazzo Vecchio et dont il fera le portrait en 1545. Ses portraits offrent l’image officielle de la cour des Médicis. Ils sont l’expression d’un pouvoir aristocratique, hors des contingences matérielles. Ses deux œuvres clairement maniéristes sont « La Déploration sur le Christ mort » (1543-1545) et « l’Allégorie du triomphe de Vénus » (à la National Gallery de Londres) dont Erwin Panofsky décryptera savamment le contenu. Il exécutera ensuite de nombreux cartons de tapisseries. On lui doit également le portrait de la poétesse Laura Battiferri en 1560 en suivant les canons imposés par la contre-réforme mais sa dernière œuvre marquante sera la fresque du Martyre de Saint-Laurent dans la Basilique San Lorenzo de Florence.

 

25 000 – 50 000 EUR


26.  REMBRANDT HARMENSZ VAN RIJN

Rare ensemble de 191 gravures

 

Sur papier Vergé, probablement tirées du Bartsch.
Dimensions planches : 43,5 x 33 cm
Provenance : succession Fulchiron, Monte-Carlo.

 

200 – 400 EUR


27.  ECOLE DE SEVILLE, début 17ème SIECLE

Jésus portant les instruments de la Passion

 

Huile sur toile marouflée sur panneau.
Collection privée, Monte-Carlo.
Dimensions : 61 x 46,5 cm

 

1 000 – 2 000 EUR


28.  CARLO MARATTA (1625-1713), attribué

La Visitation de la Vierge

 

Importante huile sur toile
Dimensions : 105 x 89 cm

La visitation de la Vierge est un épisode de l’Evangile selon Saint-Luc dans lequel la Vierge Marie visite sa cousine Elisabeth qui malgré son grand âge était enceinte de Jean-Baptiste, dernier prophète. De son côté, Marie venait de recevoir la visite de l’archange Gabriel, qui lui annonçait qu’elle mettrait au monde Jésus.

Carlo Maratta a abordé à plusieurs reprises le thème de la Visitation de la Vierge Marie. Nous retiendrons un tableau conservé à l’église Santa Maria della Pace à Rome, une belle composition à la chapelle Chigi dans la Cathédrale de Sienne ou encore un dessin conservé au Louvre.

Dans le tableau que nous vous présentons, la Vierge Marie, les cheveux tombant à sa gauche et vêtue d’une longue toge au bleu puissant ainsi que sa cousine Elisabeth occupent le plein centre d’une composition parfaitement équilibrée. A droite, nous retrouvons en haut Zacharie, le mari d’Elisabeth, travaillant dans la maison et Saint-Joseph en bas avec son âne. A gauche, une servante portant le linge parlant à une femme tenant son enfant. Apparaissent deux anges dans le haut, un chien dans le bas et un paysage montagneux en arrière-plan au travers d’un travail architectural.

Provenance :
Galerie Jürg Stuker, Bern Suisse, Novembre 1966
Depuis, Collection privée Aarau Suisse et Monte-Carlo

Biographie :
Peintre et dessinateur italien né à Camerano, dont le style est plus retenu et composé que ceux de Cortona et d’Annibale Carracci, il est d’avantage relié aux traditions de Guido Reni et d’Andrea Sacchi dans l’atelier duquel il se forme et avec qui il entretient une étroite relation. L’œuvre de Maratta est inspirée des grands peintres de Parme et de Bologne et il sera le vrai fondateur de l’Académie Romaine qui impose un classicisme à la culture du 17ème siècle.

Œuvres au Musée du Vatican Rome, Ermitage Saint-Pétersbourg, Musée d’Histoire Vienne, Les Offices, Galerie Palatine et Palais Corsini Florence, Dôme de Sienne, Le Prado Madrid, Château de Versailles, Le Louvre, etc.

 

15 000 – 30 000 EUR


29.  JACOB FOPPENS van ES (c.1596-1666)

Nature morte aux raisins

 

Huile sur toile rentoilée. Par Jacob van Es.
Dimensions : 68 x 96 cm

Peintre anversois essentiellement connu pour ses natures mortes, il est avec Osias Beert et Clara Peeters l’un des principaux représentants de la première génération de la peinture flamande de ce genre.

Si les données biographiques de van Es sont rares, son succès en tant qu’artiste est attesté par le fait que ses œuvres faisaient partie de nombreuses collections du 17ème siècle et même l’inventaire du grand peintre Rubens comprend deux de ses peintures.

Maître de la Guilde en 1648, il jouit par ailleurs d’un statut élevé parmi les grands artistes anversois et se lie d’amitié avec Jacob Jordaens, Cornelis Schut et Deodat del Monte qui seront également les parrains de ses enfants.

 

40 000 – 60 000 EUR


30.  ANTHONIUS VAN DYCK, d’après

Portrait du sculpteur Georg Petel

 

Huile sur toile. Cachet en cire sur le châssis.
Dimensions : 73,5 x 58,5 cm

Portrait du sculpteur connu pour ses œuvres en ivoires et médailles. Il séjourne à Gènes en Italie de 1622 à 1624. Van Dyck séjourne aussi à Gênes jusqu’en 1627 ou il rencontre certainement le sculpteur dont il peint un portrait qui se trouve aujourd’hui à Munich, à l’Alte Pinacothèque.

 

6 000 – 12 000 EUR


31.  GIUSEPPE ANTONIO PETRINI (1677-1759)

Loth et ses filles

 

Importante huile sur toile.
Ancienne attribution à Luca Giordano.
Dimensions : 89 x 142 cm
Condition report : Accidents, déchirures, usures, manques, toile à retendre.
Provenance : Galerie Fischer Luzern Suisse, 1966. Depuis, Collection privée Aarau Suisse et Monte-Carlo
Documentation : Bordereau d’acquisition, Galerie Fischer, 3 décembre 1966

Biographie : Peintre baroque suisse né à Lugano, fils du sculpteur Marc-Antoine Petrini et de Lucia Casella, il fait probablement son apprentissage auprès du peintre Bartolomeo Guidobono après 1700, à Gênes et Turin. Réputé pour ses peintures religieuses et ses portraits, Petrini s’inspire du Caravage, de Andréa Pozzo, John Serodine même s’il imite parfois l’art de Rembrandt. La grande vente aux enchères en 2015 du mobilier du Château d’Hauteville a dispersé une série de tableaux attribués à cet artiste qui a beaucoup travaillé pour la famille d’Herwarth, propriétaire des lieux de 1734 à 1760.
Petrini orne les plafonds d’une grande demeure entre cour et jardin que possédait cette famille à la place du Marché, à Vevey, aujourd’hui démolie, mais aussi et surtout les murs du grand salon du château d’Hauteville qui conserve encore aujourd’hui ce décor colossal.

 

3 000 – 6 000 EUR


32.  Michel BOUILLON (act.1638-1668)

Nature morte aux fleurs et melon sur un entablement

 

Huile sur toile, par Michel Bouillon
Dimensions : 68,5 x 48,5 cm
Provenance : Collection privée, Gand Belgique

Peintre né à Ere où il fût reçu Franc-Maître en 1638, il est actif dans le Nord de la France mais surtout à Tournai près de sa ville natale. Si la carrière et la biographie de l’artiste restent à ce jour assez floues, l’on sait qu’il donne des leçons à Philippe de Champagne et qu’il est particulièrement réputé pour ses représentations d’intérieur mais surtout de fleurs et de fruits.

Dans sa manière de les traiter, il restera d’ailleurs influencé par les maîtres hollandais du 17ème siècle. Oeuvres dans les Musées des Beaux-Arts de Tournai et de Bernay.

 

6 000 – 8 000 EUR


33.  ADRIAEN BROUWER (1605-1638), Entourage

Le Buveur

 

Huile sur panneau parqueté avec cachet de collection en cire rouge.
Dimensions : 33 x 24,5 cm

Peintre et dessinateur de scènes de genre et de paysages, il est surtout réputé pour des scènes anecdotiques situées dans des auberges. Les sources divergent, mais il est certain qu’il travaille à Anvers en 1621, à Amsterdam en 1625, dans l’atelier de Frans Hals toujours à Amsterdam en 1628 et qu’il revient à Anvers en 1631, inscrit à la Guilde de Saint-Luc.

Reprenant des sujets chers à Pierre Bruegel l’Ancien qu’il traite dans un style influencé à la fois par Frans Hals et Rubens, Adriaen Brouwer excelle dans les scènes de genre de la vie paysanne et des tavernes, caractérisées par un sens remarquable de l’observation. Il exercera une influence significative sur Joos Van Craesbeeck et surtout David Teniers le Jeune. Rubens l’admirait à tel point qu’il lui acheta de nombreux tableaux et offrira une digne sépulture à Brouwer décédé très jeune de la peste.

 

500 – 1 000 EUR


34.  PIER LEONE GHEZZI (1674-1755)

Caricature d’un aristocrate

 

Encre et pinceau sur papier.
Dimensions : 22 x 18 cm

Peintre et caricaturiste italien du 18ème siècle, actif à Rome, il est le fils du peintre Giuseppe Ghezzi. Membre de l’Accademia di San Luca à partir de 1706, il est le protégé du pape Clément XI et devient le peintre officiel de la Chambre Apostolique la même année.

Pier Leone Ghezzi réalise les fresques de la Villa Falconieri de Frascati et des tableaux à sujet religieux pour des églises de Rome, mais il est surtout connu pour ses caricatures, dessins pris sur le vif de personnages divers, prélats, artistes, aristocrates ou visiteurs étrangers dont il exagérait certains traits physiques et certaines postures.

 

400 – 800 EUR


35.  PIETER VAN BLOEMEN (1657-1720), entourage

Scène pastorale rappelant la fuite en Egypte

 

Huile sur toile
Dimensions : 35 x 42,5 cm

Peintre et dessinateur de batailles et de figures, il est surtout connu pour ses paysages animés de cavaliers et d’animaux. Frère de Jan Franz et de Norbert Van Bloemen, il est formé par le peintre Simon Van Douw, mais l’on dit qu’il est également élève de Willem Romeyn. En 1673, Pieter Van Bloemen est reçu maître à Anvers dès l’âge de 17 ans, mais il part rapidement pour Rome où il passera vingt années de son existence, adoptant les mœurs et le style de l’Ecole italienne.

De retour à Anvers en 1694, il ne compte pas moins de huit élèves dans son atelier et est nommé doyen de la Guilde de Saint-Luc en 1699. Sa réputation traversera les âges, et Pieter Van Bloemen est toujours considéré aujourd’hui comme l’un des excellents peintres de l’Ecole flamande pour ses paysages italianisants animés de chevaux et autres animaux, dans le style de Wouwermans.

 

300 – 600 EUR


36.  NICOLAES BERCHEM (1620-1683)

Marché animalier devant une ruine antique

 

Importante huile sur toile.
Dimensions : 100,5 x 89,8 cm

Peintre, dessinateur et graveur hollandais du siècle d’or né à Haarlem et décédé à Amsterdam, il est l’un des grands paysagistes de son époque.

Berchem sait rendre avec habileté les effets de lumière et à cette propension à faire vivre parfois dans une même composition, des personnages gracieux à côté de paysans. Peintre prolifique comptant parmi les principaux néerlandais italianisant, Louis XIII lui achète 24.000 francs un paysage qui se trouve toujours au Louvre.

Précurseur de la peinture rococo, Berchem influencera toute une génération d’artistes, même en France avec des peintres comme Boucher ou Oudry.

 

6 000 – 9 000 EUR


37.  CORNELIS VAN POELENBURGH (1586-1667), entourage

Paysage avec personnages

 

Huile sur toile ovale marouflée sur toile rectangulaire.
Dimensions rectangle : 27 x 32 cm

 

300 – 500 EUR


38.  DAVID II TENIERS LE JEUNE (1610-1690), attribué

Scène de village

 

Huile sur panneau fissuré.
Dimensions : 29.8 x 38,8 cm

 

800 – 1 500 EUR


39.  JACQUES COURTOIS LE BOURGUIGNON (1621-1676)

Scène de bataille avec cavaliers au pied des ruines

 

Importante huile sur toile
Dimensions : 113 x 165 cm

Condition report :
Usures, manques et restaurations vers 1950

Provenance :
Collection du propriétaire du Château de Barenburg à Lenzburg
Depuis 1967, Collection privée Suisse et Monte-Carlo

Documentation :
Facture/certificat daté du 1er mars 1967

Biographie :
Jacques Courtois ou Giacomo Cortese est un frère jésuite franc-comtois, communément appelé le Bourguignon des batailles, il Borgognone ou Giacomo Borgognone. Il reçoit de son père, Jean Courtois, ses premières leçons de peinture. En 1636, à Milan, il s’engage dans un régiment comtois au service des Espagnols. Ces trois années (1636-1639) eurent une profonde influence sur le thème de ses tableaux : les marches militaires, les sièges, les campements. Ses tableaux sont d’une vérité frappante. En 1640 il est à Rome où une première œuvre le fait connaître : Le miracle des pains et des poissons (1641). À la mort de sa femme en 1654, il voyage et séjourne en Italie du nord, Bergame et sa région, Venise où il exécute des œuvres pour des palais et des églises.

À Sienne, en 1657 Jacques Courtois demande son admission dans la Compagnie de Jésus. Il y est reçu comme frère coadjuteur: il a alors 36 ans. Il est envoyé à Rome y faire son noviciat à Sant’Andrea del Quirinale. En 1672, à la demande du Supérieur général, Jean-Paul Oliva, il prépare des croquis pour la décoration de l’abside de l’église du Gesù, mais sa santé déclinante ne lui permet pas de mener à bien ce projet. Son autoportrait lui a été commandé par Cosme III en 1675. Il est conservé dans le Corridor de Vasari du Musée des Offices à Florence. Il meurt à Rome le 14 novembre 1676. Œuvres conservées au Louvre, à la Galerie des Offices et au Palais Pitti à Florence, au Musée du Prado à Madrid, au Musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg, etc.

 

15 000 – 30 000 EUR


40.  FRANCISCO BAYEU Y SUBIAS (1734-1795)

« La flagellation du Christ »

 

Huile sur toile rentoilée. Etiquettes au dos.
Elégant encadrement en bois doré sculpté rehaussé d’un passe-partout à décor à patine polychrome.
Dimensions : 57 x 32 cm

Provenance :
Collection privée Finlande
Collection Egger, Zurich
Galerie Jürg Stucker, Bern 1966
Collection privée suisse et Monte-Carlo

Documentation :
Expertise manuscrite du Professeur Antonio Mendez Casal datée Mars 1938 attribuant l’œuvre à Bayeu et la datant entre 1770 et 1785, accompagnée d’une traduction certifiée par l’Ambassade suisse à Helsinki en novembre 1939.

Facture bordereau d’achat, Galerie Jürg Stucker, Bern 18 novembre 1966

Biographie :
Peintre espagnol né à Saragosse, frère de Manuel et Ramon également peintres, il est l’ami et beau-frère de Francisco Goya. Il débute sa formation dans l’atelier du peintre de Bohême Juan Andrès Merklein et obtient une bourse d’étude à l’Académie Royale des Beaux-Arts Saint-Ferdinand à Madrid.

En 1762, Anton Raphael Mengs l’appelle pour la décoration du nouveau palais de Charles III et prend sa succession à la direction de la Fabrique Royale de Tapisserie de Santa Barbara. Il y réalise les modèles de dessins supervisés par Goya.

En 1785, à la demande de Charles III, Bayeu entreprend la restauration des peintures des Collections Royales et l’année suivante, quand il tombe malade, c’est Francisco Goya qui le remplace. Le Prince et la Princesse des Asturies chargeront également Bayeu des décors de la salle à manger et de la chapelle du Palais Royal du Pardo ainsi que du dôme de la chambre du Roi, son dernier ouvrage.

 

8 000 – 12 000 EUR


41.  ALEXANDER COOSEMANS (1627-1689)

Nature morte aux fruits sur un entablement

 

Huile sur panneau parqueté. Avec certificat.
Dimensions : 37 x 51,5 cm
Private collection, Gand, Belqique.

Peintre anversois de natures mortes de fleurs, de fruits et de gibier mais également de Vanités, il devient en 1641 l’élève de Davidszoon de Heem peintre hollandais le plus réputé à l’époque pour les natures mortes. Maître de la Guilde de Saint-Luc en 1645, il part peu après pour l’Italie où il travaille sur des commandes pour les Palazzo Doria-Pamphili-Landi, d’une part à Rome au Palazzo Doria Pamphili, à Gênes d’autre part au Palazzo del Principe, également appelé « Villa di Andrea Doria.

Coosemans sera de retour à Anvers en 1651 et y restera jusqu’à la fin de ses jours. Il peint des natures mortes bien plus variées que son maître de Heem, préférant les effets de lumière dramatiques dans des décors artificiels. Son séjour en Italie l’influencera grandement dans son style.

 

24 000 – 28 000 EUR


42.  LA JOCONDE

 

Procédé à l’encre sur toile marouflée sur isorel. Usures.
Dimensions : 79 x 51 cm

 

200 – 400 EUR


43.  TSUGOUHARU FOUJITA (1886-1968)

Jeune fille au chat, 1951

 

Chromolithographie signée et datée Paris 1951 dans la planche.
Dimensions : 49 x 65 à vue

 

200 – 300 EUR


44.  LE DOUANIER ROUSSEAU, dans le goût de

Grande peinture murale

 

Scène champêtre peinte à l’huile sur toile. Quelques usures et à nettoyer.
Dimensions : 270 x 220 cm
Provenance : succession Fulchiron, Monte-Carlo.

 

150 – 300 EUR


45.  AUBUSSON, FRANCE 18ème SIECLE

Importante tapisserie murale.

 

En laine figurant une scène animalière dans le parc d’un château au bord d’une rivière. Bordure florale d’origine.
Dimensions : 300 x 350 cm environ.

 

1 500 – 3 000 EUR


46.  ECOLE FLAMANDE 17ème SIECLE

Meute de chien attaquant un sanglier

 

Huile sur toile
Dimensions : 33 x 51 cm

 

600 – 1 200 EUR


47.  AMOUR AILE, FRANCE 17ème SIECLE

 

Sculpture en pierre calcaire figurant la tête d’un angelot joufflu à la chevelure ondulée avec des ailes à la hauteur du col. France, 17ème siècle. Usures.
Dimensions : 23 cm

 

100 – 150 EUR


48.  FRANCE D’EPOQUE REGENCE, 18ème SIECLE

Elégante commode

 

En placage de bois de palissandre, ouvrant par cinq tiroirs en façade, ornementation de bronze doré, le plateau ceinturé de laiton doré. Restaurations. France début 18ème siècle.
Dimensions : 76 x 117 x 62 cm.
Collection privée Monaco

 

1 500 – 2 500 EUR


49.  PIERRE-JOSEPH DEDREUX DORCY (1789-1874)

Portait de jeune fille

 

Huile sur toile en ovale.
Dimensions : 55 x 46 cm

Peintre français né à Paris, il est le jeune frère de l’architecte Pierre-Anne Dedreux, lauréat du prix de Rome de 1815, et l’oncle du peintre Alfred de Dreux.

Il étudie quelque temps dans l’atelier de Guérin. Ses peintures sont proches du style de Greuze, comme Bajazet et le Berger, conservée au musée des beaux-arts de Bordeaux. Il peint aussi avec son ami Géricault, une Baigneuse. Ary Scheffer réalisera en 1824 la mort de Théodore Géricault entouré de ses amis Louis Bro et Pierre-Joseph Dedreux-Dorcy (assis).

 

6 000 – 8 000 EUR


50.  FAUTEUIL A LA REINE D’EPOQUE LOUIS XV

 

En bois de noyer clair sculpté d’une ornementation florale et de feuilles d’acanthe. Recouvert d’un tissu damassé rouge et accompagné de son coussin.

 

150 – 250 EUR


51.  MIROIR AU LION 19ème SIECLE

 

De forme carrée, en bois sculpté et doré, surmonté d’un fronton sculpté figurant un lion devant la tour d’une forteresse, la paroi rocheuse dorée à la « mecca ».
Dimensions : 64 x 50 cm

 

350 – 550 EUR


52.  JEAN-JOSEPH FOUCOU (1739-1821), attribué

Bacchante portant un petit faune

 

Bronze à patine mordorée, sur une base ovale.
Dimensions : h. 61 cm

Le marbre de cette composition se trouve au Musée Cognac-Jay.

Sculpteur français né à Riez et décédé à Paris, il débute à l’Ecole de peinture et de sculpture de Marseille avant d’intégrer l’atelier de Caffieri à Paris. En 1769, il remporte un premier prix et entre l’Ecole Royale des Enfants Protégés et après sa formation, il s’établit de 1771 à 1775 à Rome.

Collaborant avec Julien pour l’exécution des marbres de la laiterie de la Reine à Rambouillet, il travaille également pour nombre de grands chantiers parisiens comme le Panthéon, le Palais Bourbon ou la Colonne Vendôme de la Grande Armée. Il travaillera avec les sculpteurs Joseph Espercieux, Pierre Petitot ou Pierre Cartellier.

 

1 500 – 3 000 EUR


53.  LOUIS GABRIEL MOREAU (1740-1806), attribué

Scène galante

 

Miniature à la gouache sur papier ovale. Bonne condition, sous verre dans un encadrement en bois noirci.
Diamètre : 9 cm – Encadrement : 14,7 x 14,7 cm

 

200 – 200 EUR


54.  INDE DU SUD, DYNASTIE CHOLA 12ème SIECLE

Shiva et Parvati

 

En pierre sculptée sur une base carrée. Manques et usures.
Collection privée, Bruxelles
Dimensions : h. 47,5 cm

 

1 500 – 2 000 EUR


55.  BAS RELIEF, INDES 12-13ème siècle

 

Fragment en grès rose, figurant un personnage avec un lion à ses pieds. Indes, période médiévale 12/13ème siècle.
Dimensions : 42 x 18 x 11cm

 

300 – 500 EUR


56.  GIOVANNI BATTISTA PIRANESI (1720-1778)

 

Eau-forte figurant des fragments de colonne et chapiteau, signé en bas à droite. Pliures, petites déchirures et taches. Certificat.
Dimensions : 45 x 61 cm

 

300 – 600 EUR


57.  CHARLES LE ROY (1726-1779) & GERMAIN

Elégant cartel d’applique d’époque Louis XVI

 

En bronze ciselé et doré au décor de guirlandes, de pignes, d’un mascaron, de feuilles d’acanthe et de croissillons ajourés et sommé d’une urne. Le cadran circulaire émaillé blanc aux heures en chiffres romains émaillés bleu et les minutes en chiffres arabes. Signé Germain sur un côté du chapiteau et le mouvement signé Ch. Leroy Paris. Sans balancier et à réviser.
Dimensions : 53 x 23 cm

 

4 000 – 8 000 EUR


58.  HENRY SCHEFFER (1798-1862)

« L’arrestation de Charlotte Corday », 1830

 

Importante huile sur toile signée « Henry Scheffer » et datée 1831 en bas à gauche.
Dimensions : 56,5 x 71,5 cm

Charlotte Corday (1768-1793) a assassiné le député jacobin Jean-Paul Marat, en le poignardant dans sa baignoire, le 13 juillet 1793. Immédiatement arrêtée, elle est conduite à la prison de l’Abbaye puis transférée le 15 juillet à la Conciergerie. Elle comparaît le lendemain devant le Tribunal révolutionnaire et est défendu par Claude-François de Chauveau-Lagarde, nommé d’office par le président. Après l’intervention de son défenseur, le jury la reconnaît coupable d’assassinat « avec des intentions criminelles et préméditées ». Il la condamne à la peine de mort et ordonne qu’elle soit conduite à la guillotine revêtue d’une chemise rouge réservée aux parricides.

Peint au cœur de l’été 1830 lors de la chute des Bourbons, soit trente-sept ans après la mort de Marat, le tableau original de l’Arrestation de Charlotte Corday d’une dimension de 130 x 163 cm est acheté par l’État français dans une volonté de cohésion nationale. Exposé au Palais du Luxembourg au profit des blessés de la révolution de Juillet, il a été vu par des milliers de personnes au Salon de 1831. Acquis par le Musée du Louvre en 1892, il est d’abord prêté au Musée Lambinet de Versailles avant d’intégrer les collections du Musée de Grenoble.

Plusieurs copies ont été réalisées par des artistes dont une se trouve aujourd’hui au Musée du Barreau de Paris. Une autre copie de 122 x 168 cm, non signée, a été adjugée par Martin-Desbenoit à Versailles en 1986. Les copies réalisées ultérieurement ne sont pas signées.

La toile que nous vous présentons a été peinte en réduction de taille par Henry Scheffer lui-même, elle est signée et datée 1831, soit l’année suivante après l’original, probablement commandée par un notable ou un collectionneur. Il est d’une qualité équivalente à la version de 1830.

Égérie de la Monarchie de Juillet, Charlotte Corday y est montrée impassible en dépit de l’imprévisibilité des sans-culottes qui l’entourent et de la présence agressive du chien au premier plan. Ce tableau, inspiré d’une pièce de Ducange et Bourgeois, est considéré comme une allégorie des premiers mois du régime des Orléans, portés au pouvoir par une dynamique populaire. Le peintre dépouille son sujet de tout réalisme psychologique et montre la coupable, le regard absent, traversant la composition de droite à gauche : de la pénombre qui laisse deviner le corps immobile de Marat naît une dynamique lumineuse qui oriente le regard dans la direction que doit prendre la jeune femme emmenée par ses juges. Porteuse des idées des Lumières, cette jeune républicaine modérée est peinte ici comme une sainte qui a su « tuer un homme pour en sauver cent mille ». L’artiste donne ici au meurtre politique une dimension intellectuelle qui correspond à la fascination qu’exerça très vite la figure de Charlotte Corday comme archétype de l’héroïne d’un monde en mutation.

Condition report :
Belle conservation générale.

Provenance :
Collection privée Aarau Suisse et Monte-Carlo

Biographie :
Peintre romantique franco-néerlandais né à La Haye, il est le frère d’Ary Scheffer et le fils de Johann-Bernhard Scheffer, peintre de portrait et d’histoire à la Cour de Louis Napoléon, Roi de Hollande. Elevé dans le respect de l’Empire, il arrive à Paris en 1811 et vit la défaite de la Grande Armée ce qui l’influencera dans ses tableaux se rapportant à cette époque. Il entre dans l’atelier de Pierre-Narcisse Guérin et débute au Salon de 1824. Henry Scheffer augmente sa clientèle en bénéficiant indirectement du statut de peintre attitré de Louis-Philippe et de la famille royale que son frère, Ary Scheffer, obtient en 1830. Il semble même qu’il reçoit plus de commandes que son frère aîné, en particulier du Roi, pour le musée de Versailles. Avec des élèves comme Pierre Puvis de Chavannes et Charles Tillot, Henry Scheffer restera dans la lignée du mouvement romantique et ses œuvres seront exposées jusqu’à sa dernière participation au Salon en 1859.

 

7 500 – 15 000 EUR


59.  ALBERT LYNCH (1851-1912)

Portrait de jeune femme au manteau rouge

 

Huile sur toile signée en bas à gauche. Sans encadrement.
Dimensions : 41 x 33 cm

Provenance : Succession Fulchiron, Monte-Carlo

Peintre et illustrateur d’origine allemande et péruvienne naturalisé français, Albert Lynch fait ses études à l’Ecole des Beaux Arts de Paris sous la direction de Jules Noël et Albert Ferrier.

S’il illustre des livres de Dumas, Balzac ou Becque, l’artiste connait surtout le succès lors de ses nombreuses expositions, son œuvre se caractérisant par des compositions mettant en scène les femmes mondaines de son temps. Albert Lynch s’établit à la fin de sa vie à Monaco où il décèdera.

 

1 000 – 1 500 EUR


60.  LUCIEN LÉVY-DHURMER (1865-1953)

Fanny et Jean-Jules Rheims enfants

 

Pastel sur papier signé et daté en bas à gauche.
Inclus au Catalogue Raisonné de l’artiste.
Dimensions : 92 x 76 cm

Peintre français né à Alger et décédé au Vésinet, il est également sculpteur et céramiste symboliste. Il entre le 21 octobre 1879 à l’Ecole Communale supérieure de dessin et de sculpture du 11e arrondissement de Paris et y suit les enseignements d’Albert-Charles Wallet et de Raphaël Collin, tous deux élèves d’Alexandre Cabanel, ainsi que d’Alexandre Vion.

Tout en collaborant avec Clément Massier à Golfe-Juan, il poursuit la peinture et surtout le pastel et participe à plusieurs expositions. Il retourne vivre à Paris en 1895. Durant cette année, il rencontre le poète Georges Rodenbach dont il fait le portrait. C’est par l’entremise de ce dernier qu’il signe sa première exposition monographique en 1896, sous le nom de Lucien Lévy-Dhurmer. Cette présence à la galerie Georges Petit lui apporte une notoriété immédiate, elle qui a pour habitude d’organiser des expositions d’artistes déjà reconnus, ainsi que des expositions internationales très sélectives.

Après 1900, il expérimente une technique de modelé diffus aux coloris restreints et souvent bleutés qu’il gardera jusqu’à sa mort alors que le symbolisme est oublié depuis longtemps. Oeuvres au Metropolitan Museum New-York, au Louvre, au Musée du Quai Branly et au Musée d’Orsay à Paris, etc.

 

20 000 – 30 000 EUR


61.  ALBERT LYNCH (1860-1950)

Portrait de jeune femme, 1943

 

Crayon gras et pastel sur papier, signé et daté en bas à gauche.
Provenance : Succession Fulchiron, Monte-Carlo
Dimensions : 29 x 23 cm

 

250 – 500 EUR


62.  ALBERT LYNCH (1851-1912)

Portrait de jeune femme

 

Huile sur toile signée en bas à droite
Dimensions : 51 x 37 cm
Provenance : Succession Fulchiron, Monte-Carlo.

 

1 000 – 1 500 EUR


63.  CHRISTIAN LUDWIG BOKELMANN (1844-1894)

Casino de Monte-Carlo, 1882

 

Huile sur panneau signé et daté « Monte-Carlo 1882 » en bas à droite.
Dimensions : 31 x 39 cm
Esquisse du tableau réalisé en 1884.

Provenance : Collection privée, Monte-Carlo.

Peintre réaliste et naturaliste prussien né à Saint-Jürgen près de Brême, il est associé à l’Ecole de Düsseldorf. Il s’initie à l’Académie des Beaux-Arts de cette ville où il étudie avec Ludwig Knaus et se perfectionne auprès de Wilhelm Sohn.

En 1873, il fait sa première grande exposition à l’Exposition mondiale de Vienne et à partir de l’année suivante, il expose régulièrement à l’Académie prussienne des arts. Au cours des années 1880, il entreprend un long voyage d’étude dans les marais du nord de la Frise, inspiré par l’approche « Volkskunde » (ethnographique) de la peinture, développée par Rudolf Jordan et c’est en 1883 qu’il rejoint la colonie d’artistes de Katwijk.

Christian Bokelmann meurt après une chute dans un escalier dans son atelier en tentant d’accrocher une couronne de laurier donnée par ses étudiants à l’occasion de son 50ème anniversaire.

 

3 500 – 5 500 EUR


64.  LEON ZEYTLINE (Moscou 1885-1962 Paris)

Splendeurs vénitiennes

 

Importante huile sur toile signée en bas à droite
Publié et illustré au dernier Catalogue Raisonné de l’artiste par Nebojsa Calic et Pierre Zoghbi, novembre 2017 sous le numéro 449.
Provenance : Collection Privée, Paris.
Dimensions : 100 x 73 cm

Peintre d’origine russe né en France, les circonstance familiales oblige sa famille à retourner à Moscou où il entame ses études dès l’âge de 15 ans à l’Ecole de peinture, sculpture et architecture. Après de nombreux voyages à travers l’Europe, il rentre en France et il décide de s’y établir définitivement. Ebloui par la capitale française, le jeune peintre décide de faire de Paris l’un de ses thèmes centraux. Il y consacrera de nombreux tableaux racontant la ville dans tout ses états avec les caractéristiques de l’Ecole russe et une luminosité empruntée aux impressionnistes français. La mer, les bateaux, Venise et bien sûr Moscou feront également partie des thème qu’il traite avec talent. Comme des cartes postales ou les gravures des journaux, les tableaux de Zeytline célèbrent la modernité du 20ème siècle naissant, la Belle-Epoque, les années folles et l’Art-Nouveau. Musées Carnavalet Paris, Musées d’Hambourg et Mulhouse.

 

12 000 – 18 000 EUR


65.  ALBERT BESNARD (1849-1934), attribué

Elégante de profil, 1904

 

Huile sur toile signée et datée à droite.
Dimensions : 102 x 70,5 cm
Provenance : Collection privée, Vienne Autriche.

Peintre de genre, de portraits et de compositions murales, également peintre à la gouache aquarelliste et pastelliste, il est issu d’une famille d’artistes, dont le père est élève d’Ingres et la mère est une miniaturiste distinguée. On comprend donc que le jeune artiste s’initie très tôt, auprès de Jean-François Brémond tout d’abord avant d’intégrer ensuite l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris dans les ateliers d’Alexandre Cabanel et Sébastien Cornu. Il débute au Salon de 1886 où son talent de portraitiste éclate immédiatement même si l’on ressent l’influence de l’impressionnisme notamment dans sa carrière de décorateur ce qui ne manque pas de défrayer la chronique.

On lui doit notamment la décoration de plusieurs monuments parisiens comme le plafond du Salon des Sciences de l’Hôtel de Ville de Paris, l’amphithéâtre de chimie de la Sorbonne, le plafond de la Comédie Française ou encore la coupole du Petit Palais. Parmi ses nombreux portraits, on peut citer ceux de sa femme, de ses enfants, de la Princesse Mathilde, de la comédienne Réjane, du Cardinal Mercier ou encore de Madame Roger de Jourdain. Son œuvre gravée compte plus de deux cent eaux fortes dont certaines sous forme de série.

Ses meilleurs compositions allient le souvenir des Maîtres italiens à l’influence des impressionnistes, ou plutôt de Burne-Jones, et mettent en œuvre des éclairages audacieux, des jeux de reflets que la critique plus académique que lui-même qualifiera de « feux d’artifices ». Preuve de son immense aura, Paul Albert Besnard est nommé directeur de la Villa Médicis à Rome, succédant à Carolus-Duran, avant de prendre la direction de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Il sera inhumé au Cimetière du Montparnasse à Paris après l’honneur de funérailles nationales.

Collections publiques : Le Louvre et Musée d’Orsay Paris, Musée de l’Hermitage Saint-Pétersbourg, Musée Pouchkine Moscou, Metropolitan Museum New-York, Art Institute Chicago, Fine Arts Museum San Francisco, National Gallery et Smithsonian American Art Museum Washington, Philadelphia Museum of Art, Los Angeles County Museum of Art, National Portrait Gallery Londres, Musée d’Etat Florence, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique Bruxelles, Musée des Beaux-Arts Düsseldorf et dans de très nombreux autres musées nationaux et internationaux.

Bibliographie : Frantz Jourdain : Le peintre Albert Besnard, Paris 1888. Roger Marx : Albert Besnard, Paris A. Hennuyer 1893.
Camille Mauclair : Albert Besnard, L’homme et l’œuvre, Paris, Delgrave 1914. Chantal Beauvalot : Albert Besnard, Catalogue de l’Exposition du Musée Eugène Boudin, Honfleur 2008.

 

6 000 – 8 000 EUR


66.  ARTHUR LANGLEY VERNON (1871-1922), attribué

Madame de Bonnemain

 

Huile sur panneau signé en bas à droite, inscriptions reprenant l’histoire de Madame de Bonnemain au dos du panneau.
Dimensions : 15 x 12 cm

 

100 – 150 EUR


67.  TABLE COEUR NAPOLEON III

 

En bois de placage, ouvrant par un tiroir de côté et par son plateau au décor marqueté de coeurs et souligné par une galerie ajourée en laiton doré. Ornementation de bronze doré. France, d’époque Napoléon III
Dimensions : 68,5 x 40 x 38 cm

 

300 – 600 EUR


68.  JOSUË DUPON (1864-1935)

Allegorie des Friedens, (1916)

 

Importante sculpture en bronze à patine dorée, signée, datée et titrée.
Dimensions : 50 x 60 cm

Sculpteur et graveur anversois, il reçoit une formation aux académies de Roulers et d’Anvers avant de se perfectionner à l’Académie Royale des Beaux-Arts d’Anvers sous la direction de Thomas Vinçotte. Il débute dans l’atelier de Clément Carbon à Roulers et se fait rapidement connaître comme sculpteur réaliste d’animaux exotiques.

Ses grands oiseaux en bronze au sommet des deux piliers massifs de l’entrée monumentale du Jardin Zoologique d’Anvers de même que son chameau sur le toit du bureau administratif établiront définitivement sa réputation. On lui doit également de nombreuses réalisation pour des édifices et monuments publics.

 

2 000 – 4 000 EUR


69.  JOHANN HEINRICH WILHELM TISCHBEIN (1751-1829), entourage

Le sommeil d’Endymion

 

Importante huile sur toile. Ancienne étiquette au dos. Toile, châssis et encadrement d’origine. Ecole romantique autrichienne début 19ème siècle.
Dimensions : 98 x 138 cm

 

5 000 – 7 000 EUR


70.  ANTONIO CISERI (1821-1891), attribué

Il martirio di sette fratelli Maccabei

 

Huile sur toile
Plusieurs étiquettes au dos
Dimensions : 57,5 x 38 cm

Le massacre des sept frères macchabées est l’une des œuvres majeures d’Antonio Ciseri, réalisée entre 1857 et 1863 pour l’Eglise di Santa Felicita à Florence et qui est conservée aujourd’hui au Musée Caccia de Lugano. Le tableau que nous présentons est la version préparatoire peinte par l’artiste probablement vers 1855 et présentant quelques différences par rapport à la peinture originale comme dans les colonnades ou la représentation d’une grande sculpture à la place de trois personnages.

Condition report :
Usures, trou et lacérations.

Provenance :
Cavaliere Vittorio Furlan, Firenze
Belart, Casa di vendita, Milano 1966
Collection W. Herzog, Milano
Depuis 1971, collection privée Suisse et Monte-Carlo

Documentation :
– Facture de vente en 1966
– Document des douanes suisses 1971
– Inscription sur la toile « Exposition Internationale d’Art Sacré à Rome MCMXXXIV-A.XII (1934) »
-Etiquette en haut : « Antonio Ciseri 1821-1891 I Maccabei (Bozetto = esquisse) – Proprietario : Cav. Vittorio Furlan Via le P. Umberto 28 Firenze ».
-Etiquette « J’affirme que le tableau Les Sept Maccabées est une œuvre authentique du Prof. Antonio Ciseri ». Signé Luigi Michelacci, Florence 20-03-1900.
– Etiquette « Je pense que cette peinture pourrait être l’œuvre du professeur Antonio Ciseri » (Signature illisible)
– Etiquette « Les sept Maccabées sont à mon avis l’œuvre d’Antonio Ciseri et je la considère en toute bonne foi comme étant très belle » signé Garibaldo Tordi, Florence 7 Juin 1930

Biographie :
Peintre Suisse né à Ronco sopra Ascona dans le Tessin, il se forme à l’Académie des Beaux-Arts à Florence dans l’atelier des maîtres Nicola et Pietro Benvenuti mais également avec Tommaso Minardi, cofondateur du purisme italien. Ses peintures religieuses sont à la fois d’inspiration raphaélesque dans leurs contours et photographiques dans leurs effets.

Ciseri reçoit de nombreuses commandes de diverses églises en Italie et en Suisse, mais aussi des portraits comme celui de son beau-père Gaetano Bianchini ou celui devenu célèbre de Camillo Benso, Comte de Cavour. C’est en 1853 qu’il ouvre sa propre académie où il forme notamment Silvestro Lega, Niccolo Cannicci ou encore Girolamo Nerli. Suite à la réorganisation des Académies et du patrimoine artistique italien, Antonio Ciseri se rangera du côté de l’Accademia di San Luca qui abhorre le modernisme.

 

7 500 – 15 000 EUR


71.  ECOLE ITALIENNE 19ème SIECLE

Vues iconographiques avec personnages

 

Paire d’aquarelles sur papier, l’une monogrammée G.H. en bas à droite.
Dimensions : 22 x 33,5 cm

 

150 – 250 EUR


72.  JEAN-JACQUES CHAMPIN (1796-1860)

Vue animée du Rocher de Monaco depuis les Moulins, 1829

 

Grande aquarelle sur papier signée et datée en bas à droite.
Dimensions : 53 x 78,5 cm

Elle représente une très rare vue stylisée de Monaco et du Rocher datée 1829. On y voit la Porte d’entrée avec la Rampe Major ainsi que le Fort Antoine et le Palais fortifié.
Vue prise depuis les Moulins qui correspond de nos jours à l’actuelle Place des Moulins.

Provenance : Succession Fulchiron, Monte-Carlo.

Peintre de compositions religieuses et de scènes de genre né à Sceaux, il est surtout un grand aquarelliste et dessinateur de paysages animés et de vues de Paris. Elève de Félix Storelli et d’Auguste Régnier, il participe au Salon de Paris de 1829 à 1859. Très attaché à l’histoire de Paris, il peint des évènements de la capitale où les mouvements de foule, ordonnent les compositions par plan lumineux.

A partir de 1924, Champin commence à voyager, d’abord en France et ses campagnes dont il s’inspire pour nous gratifier de superbes paysages animés. « Les arbres, les rochers, les terrains doivent s’imprimer non pas comme on le fait souvent par un trait continue, mais par un cadencement de touches propres à en faire sentir tantôt les aspérités, tantôt les profondes cavités », citation de Jean-Jacques Champin. Il voyage ensuite en Italie et en Suisse, ou encore en Amérique du Sud en 1853 et 1854 d’où il illustre le récit de l’expédition de l’explorateur Francis de Castelnau.

Champin laissera derrière lui un précieux témoignage de la vie dans la première moitié du XIXème siècle. Outre les œuvres conservées au Musée Carnavalet à Paris et à la Maison Chateaubriand, on peut signaler que le Musée de l’Ile de France à Sceaux possède une collection d’une soixantaine d’œuvres de l’artiste.

 

2 000 – 3 000 EUR


73.  VINCENT MANAGO (1880-1936)

Vue de Martigues

 

Huile sur toile signée en bas à droite.
Dimensions : 63,5 x 91 cm

Provenance : succession Fulchiron, Monte-Carlo

Peintre de compositions animées, de paysages on lui connaît surtout de brillante compositions orientalistes et représentations de Venise. Il débute à Marseille en 1900 où il expose pour la première fois et à partir de 1913, il voyage et travaille en Algérie et en Tunisie où il décore notamment des résidences particulières à Tunis et Alger.

A l’Exposition Coloniale de 1931, Vincent Manago expose des paysages d’Afrique et de Provence. On connaît également de lui de nombreuses vues de Venise et des paysages de la côte méditerranéenne qui ont fait sa réputation.

 

400 – 800 EUR


74.  HENRI MALFROY (1895-1944)

Les pêcheurs

 

Huile sur toile signée en bas à gauche. Sans encadrement.
Dimensions : 60 x 92 cm

Provenance : Succession Fulchiron Monte-Carlo.

Peintre post-impressionniste de paysages de sa région, il se rend célèbre par ses superbes marines peintes notamment sur les côtes et dans les ports des Bouches-du-Rhône ainsi que dans le Var mais également par ses vues animées de Paris. Il serait le fils de Charles Malfroy, né en 1862 et avec qui il est parfois confondu. Henry Malfroy exposera régulièrement à Paris au Salon des Artistes Français et au Salon des Indépendants.

 

800 – 1 500 EUR


75.  HENRYK SIEMIRADZKI (1843-1902), attribué

Socrates surprend son élève Alcibiades chez Hetaïre

 

Huile sur toile rentoilée, signée en bas à droite.
Dimensions : 57 x 85 cm

Il s’agit probablement d’une étude pour le tableau réalisé en 1873 par l’artiste et conservé au Musée de Stavropol. Elle présente cependant de nombreuses différences par rapport à la réalisation finale.

Provenance : Collection privée, Monte-Carlo.

Peintre de style académique et sujet de l’Empire russe né dans la Sloboda en Petite Russie, il est particulièrement réputé pour ses représentations de scènes de l’antiquité gréco-romaine et du Nouveau Testament. Il s’initie auprès de Dmitri Ivanovitch et de Bespertchi avant d’intégrer l’Académie Impériale des Arts de Saint-Pétersbourg.

Siemiradzki travaille sur les fresques de la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou et en 1879, il offre une de ses œuvres les plus connues, l’énorme Pochodnie Nerona (Les torches de Néron), peinte en 1876 au Musée national polonais de Cracovie. En 1893, il travaille à deux grands tableaux pour le Musée historique d’État de Moscou.

Beaucoup de ses peintures représentent des scènes de l’Antiquité, généralement ensoleillées, des scènes utopiques ou des compositions présentant la vie des premiers chrétiens. Il peint également des scènes bibliques et historiques, des paysages et des portraits. Rappelons aussi les rideaux peints pour le théâtre Juliusz Słowacki de Cracovie et pour le théâtre de Lwów.

Siemiradzki restera comme un représentant majeur de la peinture académique de la fin du 19ème siècle en Europe centrale et en Europe de l’Est.

 

6 000 – 8 000 EUR


76.  ECOLE ITALIENNE, 19ème SIECLE

Jeune femme aux créoles

 

Huile sur toile signée en bas à droite
Petite déchirure
Dimensions : 40 x 25 cm

 

150 – 300 EUR


77.  GUSTAVE GUILLAUMET (1840-1887)

Portrait d’un Touareg au turban

 

Huile sur toile située et datée « Sidi Embarek, 1864 » en bas à droite. Inscription et signature au dos.
Dimensions : 40 x 31,5 cm

Provenance : succession Fulchiron Monte-Carlo.

Peintre français né à Puteaux, il fait partie des grands orientalistes français du 19ème siècle, s’attachant aux rendus de lumière et d’atmosphère. Elève de Picot et de Barrias à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris, il expose au Salon de 1861 à 1880. Tant dans ses peintures que dans ses écrits, il décrit la vie primitive et rude dans le désert algérien, au moment où naît en France un grand intérêt pour les populations algériennes en raison de leurs rapprochements politiques et économiques.

Gustave Guillaumet est ainsi l’un des premiers artistes, incluant Eugène Delacroix avec son célèbre tableau Femmes d’Alger dans leur appartement, à pénétrer dans l’espace intime des femmes Algériennes et à en dévoiler un portrait bien plus réel que les nombreux fantasmes de harem qui régnaient à cette époque. Cet artiste visionnaire sait porter un regard lucide et franc sur les débuts de la colonisation, les épidémies et la famine qui ont sévi brutalement entre 1866 et 1869, en réalisant des œuvres bien loin des clichés de nombreux peintres orientalistes.

Guillaumet est inhumé à Paris au cimetière de Montmartre, sa tombe est ornée de « La Fille de Bou Saâda », une statue en bronze de Louis-Ernest Barrias figurant une jeune Algérienne assise le bras levé jetant quelques pétales sur le portrait en médaillon de l’artiste.

 

1 000 – 1 500 EUR


78.  FERDINAND HODLER (1853-1918)

Portrait de Madame Adèle Roy-Joos, 1917

 

Huile sur toile signée en bas à droite.
Titré et daté au dos avec une étiquette de provenance sur le châssis.
Dimensions : 61,5 x 53,5 cm

Adèle Roy-Joos, de nationalité suisse, était l’épouse de François Roy, maire de Mareuil en Charentes entre 1900 et 1919 et généreux mécène des Arts. Hodler peint les portraits du couple à Genève en 1917 (N° 1036 et 1037 du catalogue raisonné), des portraits aujourd’hui séparés. Si pour le portrait de François Roy, l’artiste choisit la rigidité, la symétrie et la sévérité, celui de son épouse vêtue d’une robe bleue avec son important pendentif présente en revanche des traits différents voire opposés. L’expression douce du visage et la légère inclinaison de sa tête donnent l’impression d’une personne modeste et chaleureuse.

Hodler avait saisi les contours essentiels de la figure dans un dessin illustré dans le catalogue raisonné.

Documentation :
Catalogue raisonné « Hodler, les peintures, les portraits », par Oskar Bätschmann et Paul Müller, Institut suisse pour l’étude de l’Art. Texte et illustration n° 1037, page 339 avec dessin préparatoire.

Lettre de l’Institut suisse pour l’Etude de l’Art en date du 11 mai 2011 au propriétaire : « … L’Institut Suisse de Recherche Artistique a publié le catalogue raisonné des portraits de Ferdinand Hodler. Nous sommes en train de vérifier et de compléter l’inventaire des tableaux… A propos du portrait de Madame Roy par Ferdinand Hodler, nous n’avons malheureusement qu’une photo en noir et blanc… Si vous êtes le propriétaire, serions-nous autorisés à prendre une photo numérique du portrait ? Ce tableau est répertorié dans notre catalogue d’œuvres, mais sans aucune information sur les propriétaires actuels.

Document :
Bordereau d’achat de Kornfeld und Klipstein, Bern, 18 novembre 1973.

Provenance :
Kornfeld und Klipstein, auctioneers Bern, novembre 1973
Depuis, Collection privée Aarau Suisse et Monte-Carlo.

Condition report :
Très bonne condition générale.

Biographie :
Considéré comme le peintre suisse qui a le plus marqué la fin du 19ème et le début du 20ème siècle, ami de Klimt et de Jawlensky, admiré par Puvis de Chavannes, Rodin et Kandinsky, Ferdinand Hodler est l’un des principaux moteurs de la modernité dans l’Europe de la Belle Époque. Son œuvre, puissante, navigue entre réalisme, symbolisme et expressionnisme. Au cours de sa carrière, il aura touché à tous les genres, privilégiant le portrait, le paysage, la peinture historique et monumentale et les compositions de figures. Né à Berne mais établi à Genève, il introduit dans son art l’abstraction et l’expressionnisme. Ses premières toiles sont issues du réalisme suisse de peintres comme Albert Anker ou Koller. Mais c’est en se tournant vers le symbolisme qu’il se fait véritablement connaître.

Son œuvre magistrale,  » La Nuit  » en 1890 attire l’attention du peintre français Pierre Puvis de Chavannes et remporte un vif succès au salon du Champ de mars à Paris en 1891. Ce tableau est alors interdit d’exposition à Genève pour obscénité. Hodler est influencé par Puvis de Chavannes dans la réalisation de grandes compositions murales et peint des tableaux de groupes paradisiaques avec des personnages nus ou vêtus à la mode antique. Hodler reçoit d’importantes commandes publiques, notamment des villes de Zurich et Genève. Dès la fin des années 1890, il s’impose comme le peintre national suisse. Fabuleux paysagiste, il donne à ses lacs et à ses montagnes une dimension d’éternité. L’agonie de sa maîtresse Valentine Godé-Darel le fait réfléchir sur la mort et lui inspire une série de vues abstraites du lac de Genève. Portraitiste novateur, il laissera à sa mort en 1918 plusieurs toiles inachevées.

 

300 000 – 600 000 EUR


79.  RAOUL DUFY (1877-1953)

Projet de tissu pour Bianchini-Férier

 

Technique mixte à la gouache et encre de Chine sur papier, cachet au monogramme en bas à droite.
Dimensions : 60 x 59 cm

Provenance : Collection privée, Belgique

Peintre, dessinateur et graveur, il est également connu comme illustrateur de livres, créateur de tissus, céramiste, créateur de tapisseries, décorateur d’intérieur et de théâtre. Frère de Jean Dufy, il restera comme l’un des artistes les importants de son époque.

Bibliographie : Raymond Cogniat, Raoul Dufy, Flammarion 1967. René Jean, Raoul Dufy, Collection « Les artistes nouveaux », Paris 1931.

Principaux musées : Musée d’Art Moderne et Musée d’Orsay Paris, Art Institute Chicago, Metropolitan Museum, Brooklyn Museum et Musée d’Art Moderne New York, l’Hermitage Saint-Pétersbourg, Royal Collection et Institut Courtauld Londres, etc.

 

2 000 – 4 000 EUR


80.  ECOLE ALLEMANDE 20ème

Mère et l’Enfant

 

Pastel gras sur papier monogrammé O.A en bas à gauche
Dimensions : 31 x 25,5 cm

 

200 – 300 EUR


81.  ZINAIDA ZATSEPINA (1910-1989)

 » Hiver « , 1968

 

Huile sur carton signé en bas à droite.
Dimensions : 44 x 55 cm

Artiste russe née dans la région de Voronezh, épouse du célèbre peintre ukrainien Sulimenko, elle débute sa formation au Collège d’Art de Tambov et se perfectionne à Penza. Peintre de chevalet, elle est essentiellement réputée pour ses paysages mais elle est également l’auteure de portraits, de scènes de genre et de natures mortes.

Oeuvres conservées au Musée National d’Art d’Ukraine et dans les Musées des Beaux-Arts d’Odessa, Poltava, Nikolaef ou encore Simferopol.

 

800 – 1 200 EUR


82.  HENRYK SIEMIRADZKI (1843-1902), ENTOURAGE

Berger d’Arcadie

 

Huile sur panneau
Dimensions : 18 x 26 cm

 

150 – 250 EUR


83.  ALEXANDRE CALAME (1810-1864)

Paysage alpestre

 

Huile sur toile signée en bas à gauche.
Dimensions : 38,5 x 27 cm

Provenance :
Collection privée, Suisse et Monte-Carlo

Biographie :
Peintre et graveur suisse né à Vevey, fils d’un tailleur de pierres, il manifeste un talent artistique dès son plus jeune âge, peignant des vues « suisses » que sa maman vend au touriste.

Des mécènes genevois lui permettent de fréquenter l’atelier de François Diday et il décide de se consacrer entièrement à la peinture. Il rencontre rapidement un franc succès et il ouvre une classe de dessin à Genève tout en exposant à Paris. L’œuvre d’Alexandre Calame est caractérisée par une fidélité jamais démentie à la nature avec une prédilection pour le paysage alpestre suisse, devenant le maître incontesté du paysage alpin. On note que Napoléon III lui achètera à prix d’or une toile primée à l’Exposition Universelle. Tombé malade, son médecin lui prescrit d’aller séjourner dans le Sud de la France à Menton où il meurt le 17 mars 1864.

 

5 000 – 10 000 EUR


84.  MIKHAIL IVANOVICH KHMELKO (1919-1996)

Scène de bataille

 

Huile sur carton, signée en bas à droite. Esquisse.
Dimensions : 44,5 x 35 cm

Artiste populaire ukrainien né à Kiev, double lauréat du Prix Staline, il étudie à l’Institut des Beaux-Arts sous la direction de Karp Trokhimenko. Réputé pour ses peintures du réalisme socialiste, il est l’auteur du diorama « Aide médicale » dans l’armée Bohdan Khmelnytsky du Musée de Médecine de Kiev.

 

900 – 1 500 EUR


85.  ALFRED STEINACKER dit « DERFLA » (1838-1914)

La cavalerie hongroise

 

Huile sur panneau, signée en bas à droite.
Ecole autrichienne, fin 19ème siècle.
Dimensions : 18 x 31 cm

 

200 – 400 EUR


86.  IMPORTANT SALON D’EPOQUE EMPIRE

 

En bois sculpté doré et laqué noir, composé d’un canapé, de deux fauteuils et de quatre chaises. Travail italien du 19ème siècle.

 

1 500 – 2 000 EUR


87.  JOS DE POOTER (Anvers 1867)

Peinture d’un enfant à l’atelier, 1891

 

Huile sur toile, signée et datée Anvers 1891 en bas à gauche.
Dimensions : 54 x 67 cm

 

2 000 – 4 000 EUR


88.  THEUDE GRÖNLAND (1817-1876)

Nature morte aux fruits dans un paysage, 1860

 

Huile sur toile rentoilée, signée et datée en bas à gauche.
Provenance : Collection du Prince de Lichtenstein
Dimensions : 60 x 80 cm

Peintre de fleurs, de natures morte germano-danois né à Altona au Duché de Holstein, également décorateur, Grönland est formé à l’Académie Royale Danoise des Arts de Copenhague. Il débute comme portraitiste à Anvers en 1840 puis à Paris en 1842 avant d’arriver en Italie où il se forge une solide réputation dans la représentation de natures mortes.

De retour en France, il se mêle à la colonie d’artistes de Barbizon de 1859 à 1868 et c’est peu avant son décès qu’il peindra la salle à manger de Franz Hubert von Tiele-Winckler dans son palais de Hitzigalle à Berlin.

 

14 000 – 18 000 EUR


89.  ECOLE ITALIENNE NEO-CLASSIQUE

« Pâris »

 

Gouache sur papier. Début du 19ème siècle.
Dimensions : 28 x 24 cm

 

200 – 400 EUR


90.  SCOGNAMIGLIO, ECOLE NEOCLASSIQUE

« Pompei »

 

Aquarelle sur papier signé en bas à gauche.
Dimensions : 15 x 23 cm

 

80 – 120 EUR


91.  FERDINAND BARBEDIENNE (1810-1892)

Figure à l’antique

 

En bronze à patine sombre, représentant une figure féminine à l’antique aux drapés, debout sur une base rocheuse. Signé à la base. Travail fin 19ème siècle.
Dimensions : h.36,5 cm

 

600 – 900 EUR


92.  PAIRE D’IMPORTANTES GIRANDOLES

 

En bronze ciselé et doré, à 6 bras de lumière, le fût central monté par cinq anneaux à étage pyramidal retenant des pampilles en cristal. Le sommet orné d’une urne en bronze doré dans un entourage de palmettes. Base cylindrique en marbre vert des Alpes. Travail Européen du 19ème siècle. Usures.
Dimensions : 91 x 36 cm

 

4 500 – 5 500 EUR


93.  GRAND VITRAIL NEO-RENAISSANCE

 

En verre multicolore, à motifs « grotesques ». Petits manques.
DImensions : 200 x 50 cm

 

100 – 200 EUR


94.  GLOBE CONSTELLATION DU ZODIAQUE

 

Ancienne mappemonde en bois peint, travail d’artiste.
Dimensions : 70 x 60 cm

 

100 – 200 EUR


95.  ALBERT LUGARDON (1827-1909)

Paysanne et son troupeau de vaches

 

Huile sur toile signée « A. Lugardon » en bas à droite.
Dimensions : 30 x 41 cm

Condition report :
Belle conservation générale.

Provenance :
Collection privée Aarau Suisse et Monte-Carlo

Biographie :
Peintre animalier et de paysages alpestres né à Genève, fils du grand peintre d’histoire genevois Jean-Léonard Lugardon, Albert Lugardon est élève de Calame avant de poursuivre sa formation auprès d’Ary Scheffer à Paris.

Il se forge une réputation par la représentation de la haute montagne en Valais et dans l’Oberland bernois. On associe généralement son oeuvre au mouvement vériste, ce degré ultime du réalisme, qui dans la peinture de paysage, au cours de la seconde moitié du 19e siècle, s’attachera à la mise en évidence de la pureté de la nature.

 

1 000 – 2 000 EUR


96.  HENRY JACQUES DELPY (1877-1957)

Lavandières au bord de la rivière

 

Huile sur toile signée en bas à gauche.
Dimensions : 46,5 x 65,5 cm

Comme son père, Hippolyte Camille Delpy, également son professeur, Henry Jacques Delpy est un peintre paysagiste de l’Ecole de Barbizon et s’engage très tôt dans la carrière artistique. Marqué également par l’influence de Daubigny, il représente des sous-bois, des étangs, des bords de l’Oise et de la Seine, toujours empreints de mélancolie et d’émotion poétique dans une touche rapide et légère.

 

600 – 800 EUR


97.  FRANCE, DIRECTOIRE DEBUT 19ème SIECLE

Elégant miroir à fronton

 

De section rectangulaire, orné d’une fine décoration à la pastille dorée sur un fond en laque de couleur bleu clair et surmonté d’un fronton à la lyre. Deux pieds d’appuis rapportés.
Dimensions totales : 110 x 47 cm

 

100 – 200 EUR


98.  FRED-MONEY (1882-1956)

Couple de paysans vers 1920

 

Technique mixte, à l’aquarelle, fusain, crayon et rehauts de gouache sur papier, signés.
Dimensions : 44 x 26,5 cm

 

50 – 100 EUR


99.  BUREAU PLAT, ANGLETERRE 19ème SIECLE

 

En bois d’acajou, ouvrant par trois tiroirs en ceinture, les prises à tête de lion en laiton doré double face pour ornementation. Le plateau recouvert d’un cuir foncé. Repose sur quatre pieds cannelés finissant par des pieds griffe et montés sur roulette. Usures et petits manques.
Dimensions : 75,5 x 119 x 55,5 cm

 

200 – 400 EUR


100.  PAIRE DE MEULBLES D’APPUIS DE STYLE NAPOLEON III

 

En loupe de noyer au décor de marqueterie florale, ouvrant par une porte en façade, les montures en bronze doré formant des cariatides. Travail italien.
Dimensions : 106 x 73 x 66 cm

 

200 – 400 EUR


101.  GEORG JANSEN

Menagère modèle Acorn

 

Comprenant 8 fourchettes, 8 couteaux, 8 cuillères, 8 fourchettes à poisson, 7 fourchettes à dessert, 7 cuillères à dessert, 8 couteaux à dessert et 8 cuillères à sorbet.
Poids : 2982g

 

800 – 1 500 EUR


102.  JONATHAN WYLDER (Né en 1957)

Jeune fille à l’oiseau

 

Belle sculpture en bronze à double patine. Artiste contemporain
Signature illisible, daté et numéroté 2/9
Hauteur : 42 cm

 

800 – 1 200 EUR


103.  MURANO, ITALIE ca.1900

Ensemble de verrerie bleutée

 

Comprenant un verre sur pied, une coupe et sa soucoupe au fin décor de scènes peintes en réserve dans un décor rocaille peint à l’or fin et orné de guirlandes de fleurs en polychrome. Venise, vers 1900.
Dimensions verre : h. 20,5 cm

 

100 – 150 EUR


104.  COUPE PAPIER NAPOLEON III

 

En nacre et métal argenté au décor de volutes, la lame en acier. Dans son fourreau. Italie vers 1900.
Dimensions : 24,5 cm

 

80 – 100 EUR


105.  OSSIP ZADKINE (1890-1967), d’après

Le guitariste

 

Figurine en verre bleuté moulé pressé. Marque illisible gravée au dos.
Dimensions : h. 13 cm

 

120 – 180 EUR


106.  ANGELO ROSSI, MURANO 20ème SIECLE

Coupe godronnée

 

En verre de couleur vert émeraude, sur piédouche. Italie vers 1980. Signé sur le pied.
Dimensions : 20 x 40,5 cm

 

300 – 600 EUR


107.  CARLO NASON (1935)

Paire d’importantes coupes aux lions

 

En verre soufflé, ornées de médaillons à tête de lion en relief, l’intérieur noir et l’extérieur incrusté d’or. Repose sur un pied circulaire, signé en-dessous.
Dimensions: 21 x 39,5 cm

 

600 – 1 200 EUR


108.  PABLO PICASSO (1881-1973), d’après

Dora Maar, 1943

 

Eau-forte sur papier Lana filigrané, signée au crayon rouge en bas à droite.
Dimension : 31 x 24 cm

 

300 – 500 EUR


109.  MARIE LAURENCIN (1883-1956), attribué

Jeune fille

 

Technique mixte à l’aquarelle et encre sur papier marouflé sur papier. Signé en bas à gauche.
Dimensions : 45,5 x 38 cm

 

400 – 800 EUR


110.  CHINE

Suite de deux tankas

 

Deux peintures au décor de bouddha et de scènes de palais. Marouflées.
Dimensions : 98 x 53 cm

 

500 – 1 000 EUR


111.  ANCIEN TANKA MANDALA TIBETAIN

 

Tempera et or sur fine toile représentant diverses divinités. Fin 19ème début 20ème siècle.
Dimensions: 58 x 47 cm

 

150 – 300 EUR


112.  SUITE DE 10 MINIATURES INDO-TIBETAINES

Divinités

 

Peintures à la gouache sur papier.
Dimensions : de 2,5 x 3,2 cm à 11 x 8,5 cm

 

80 – 150 EUR


113.  CHINE, DE STYLE KANGXI

Grand porte-pinceaux

 

En porcelaine blanc bleu au décor de scènes avec personnages dans un paysage. Chine, de style Kangxi.
Dimensions : 16 x 19 cm

 

500 – 800 EUR


114.  CHINE, 19ème SIECLE

Le Palais Impérial, ca.1870-1880

 

Exceptionnelle et très grande sculpture en bois tendre figurant un Palais Impérial découvrant de nombreux détails et rehaussé d’un Chien de Fô archaïque en jade posé sur une rampe à gauche. Dans sa vitrine sur piétement rapportés.
Travail de la fin du 19ème siècle, vers 1880.
Dimensions totale meuble vitrine et piétement : 200 x 195 x 39,5 cm

 

10 000 – 20 000 EUR


115.  CHINE, EXCEPTIONNEL BASSIN AUX DRAGONS

 

En porcelaine au décor émaillé de la Famille Noire. Marque aux caractères sous la base. Chine, fin 20ème.
Dimensions : 22 x 83 cm

 

300 – 800 EUR


116.  CHINE, IMPORTANTE GANITURE

 

Composée de trois potiches couvertes et de deux vases rouleau au col évasé, en porcelaine au décor émaillé vert émeraude sur fond noir. Chine, fin 20ème siècle.
Dimensions: potiche couverte : 63 x 35 cm – Vase rouleau : 53 x 34 cm

 

1 000 – 2 000 EUR


117.  VASE BALUSTRE, CHINE 20ème SIECLE

 

En porcelaine émaillée sang de bœuf, caractère en-dessous, étoile à la cuisson. Chine, fin 20ème siècle.
Dimensions : 60,5 x 24 cm

 

200 – 400 EUR


118.  PAIRE DE VASES MEIPING, CHINE 20ème SIECLE

 

En porcelaine émaillée sang de bœuf, caractères en-dessous. Chine, fin 20ème siècle.
Dimensions : 40 x 24 cm

 

300 – 600 EUR


119.  CHINE 20ème SIECLE

Paire de vases

 

De forme bulbe, en porcelaine émaillée sang de bœuf. Chine, fin 20ème siècle.
Dimensions : 41 x 25 cm

 

200 – 400 EUR


120.  CHINE 20ème SIECLE

Suite de 4 potiches couvertes

 

En porcelaine au décor blanc bleu émaillé, la prise stylisée d’un chien de Fô. Marque sous la base. Chine, fin 20ème siècle.
Dimensions : h. 49 cm

 

200 – 400 EUR


121.  CHINE, 20ème SIECLE

Paire de potiches couvertes

 

En porcelaine au décor corail et or de fleurs et d’oiseaux, les prises stylisées d’un chien de Fô. Marques sous la base. Chine, fin 20ème siècle.
Dimensions : h 41 cm

 

150 – 250 EUR


122.  CHINE VERS 1900

Terrine couverte

 

En porcelaine au décor émaillé de la Famille Rose, la bordure dorée.
Dimensions : 16 x 24 x 19 cm

 

100 – 200 EUR


123.  IMARI, 19ème SIECLE

Vase double-gourde

 

En porcelaine au décor émaillé et godronné.
Dimensions : h. 25 cm

 

100 – 200 EUR


124.  IMARI, 19ème SIECLE

Important plat carré

 

En porcelaine au décor typique Imari, la bordure chantournée.
Dimensions : 32 x 32 cm

 

100 – 200 EUR


125.  GRANDE POTICHE COUVERTE, CHINE 20ème SIECLE

 

En porcelaine au décor Imari émaillé, la prise stylisée d’un chien de Fô. Caractères sous la base, repose sur un piètement en bois exotique. Chine, fin 20ème siècle.
Dimensions vase : h. 69 cm

 

100 – 200 EUR


126.  CLOCHE EN EMAIL PLIQUE A JOUR

 

Au décor floral. Travail chinois 20ème siècle.
Dimensions : 10 x 9 cm

 

50 – 100 EUR


127.  CHINE, 20ème SIECLE

L’enfant à la tortue

 

En porcelaine émaillée au décor polychrome, figurant un enfant sur le dos d’une tortue. Chine, fin 20ème siècle.
Dimensions : 39 x 33 x 32 cm

 

100 – 200 EUR


128.  CHINE, 20ème SIECLE

Double paire de dignitaires

 

En porcelaine blanc bleu de Chine émaillé figurant des dignitaires debout sur des dragons avec enfants. Chine, fin 20ème siècle.
Dimensions : h. 44,5 et 42 cm

 

200 – 400 EUR


129.  CHINE, 20ème SIECLE

Deux grandes figurines

 

En porcelaine au décor émaillé polychrome sur fond vert. L’un marqué sous la base. Chine, fin 20ème siècle.
Dimensions : h. 46,5 et 43,5 cm

 

150 – 200 EUR


130.  CHINE, 20ème SIECLE

Deux grands dignitaires

 

En porcelaine au décor émaillé polychrome sur fond rouge, portant un ruyi. Marques sous la base. Chine, fin 20ème siècle.
Dimensions : 47,5 et 43 cm

 

150 – 300 EUR

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