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41.  D’EPOQUE ROMAINE, DEBUT IIème SIECLE

Important buste romain

 

Sculpture en marbre grandeur nature figurant le buste d’un homme distingué d’âge moyen, la tête tournée vers la droite, l’expression réfléchie, les sourcils et le front plissés, les yeux bien définis, la barbe et la moustache taillées, le haut de la tête chauve, le bas avec d’épaisses mèches ondulées sur les côtés sous un diadème de feuilles en épi. Le buste agrémenté d’une tunique classique à plis en V à l’avant et d’un épais manteau drapé tombant sur l’épaule gauche.
Dimensions : h. 42,5 cm

Provenance :
– Collection Européenne en 1995
– Christie’s New York 2007 vendu 144.000 USD
– Christie’s 2009
– Collection privée Saint Jean Cap Ferrat

 

60000 – 120000 EUR


42.  UMBERTO BOCCIONI (1882-1916)

Ritratto Dell’Avvocato Zironda, Paris 1906

 

Huile sur toile signée et située en haut à droite.
Dimensions : 38 x 46 cm

Provenance :
– Collection privée, Milan
– Collection privée, Londres
– Collection privée, Monte-Carlo

Etiquettes d’exposition au dos :
–  » Boccioni a Venezia « , Museo di Castelvecchio, Verona, décembre 1985/février 1986
–  » Boccioni a Venezia « , Accademia di Brera, Février/avril 1986
–  » Mostra Boccioni a Venezia  » avril/juin 1986
–  » Da Van Gogh a Schiele « , Europa Espressionista, Verona juillet/octobre 1989

Peintre et sculpteur futuriste italien né à Reggio de Calabre, Boccioni contribue à façonner l’esthétique révolutionnaire du mouvement futuriste dont il est l’une des principales figures et malgré sa courte vie, son approche du dynamisme de la forme et de la déconstruction du massif guidera les artistes longtemps après sa mort. Après avoir étudié les classiques à travers l’impressionnisme et après un voyage en Russie, il s’installe à Milan, se concentrant sur la technique divisionniste moderne, brisant la surface peinte dans un champ de points pointillés et de rayures.

De 1902 à 1910, Umberto Boccioni se concentre d’abord sur les dessins, puis sur les portraits esquissés et peints, avec fréquemment sa mère comme modèle. C’est de cette époque que date notre portrait, période pendant laquelle il se situe progressivement entre impressionnisme, pointillisme et divisionnisme avec les influences de Giacomo Balla.

En 1910, Boccioni, Severini, Balla et Carra signent le  » Manifesto dei pittori futuristi  » et l’année suivante, ils se rendent à Paris pour leur première véritable exposition. Installé à Paris, il se lie d’amitié ave Braque, Archipenko, Brancusi et Duchamp-Villon. Boccioni devient théoricien du mouvement futuriste : « Toute division de la matière en corps indépendants aux contours absolument déterminés est une division artificielle » et « Tout mouvement en tant que passage d’un repos à un repos est absolument indivisible ».

 

200000 – 400000 EUR


43.  MARIO SIRONI (1885-1961)

Composizione, 1951 ca.

 

Huile sur toile signée en bas à droite.
Dimensions : 59,7 x 69,4 cm

Ce tableau est archivé à la fondation  » Associazione per il Patrocinio e la Promozione della Figura e dell’ Opera di Mario Sironi  » Milano sous le numéro 158/22 RA.

Peintre italien né à Sassari, attaché à la première école futuriste, il déménage à Rome où il fréquente l’Académie di San Luca où il se lie d’amitié avec Severini et Boccioni. C’est en 1914 qu’il s’établit à Milan pour se rapprocher des Futuristes et il reprend les thèmes des « Mythes Modernes ».

Après la guerre, il évolue vers un primitivisme qui sera marqué par la peinture métaphysique tout en continuant à porter l’accent sur l’affirmation des volumes géométriques. En 1923, il se lie au mouvement Novecento, avec lequel il partage les mêmes idéaux néo-classiques, qu’il interprète à travers une poétique toute personnelle et fortement teintée de misérabilisme.

Considéré comme le précurseur de l’art néo-réaliste de l’après-guerre, il traduira alors dans ses œuvres la solitude et le silence en représentant notamment des paysages de banlieue industrielle où se dressent des ensembles d’habitations populaires, des gazomètres et des grue. C’est de cette époque que se situe le tableau présenté.

 

8000 – 12000 EUR


44.  OTTONE ROSAI (1895-1957)

« Il gobbo di via Toscanella »

 

Huile sur toile signée en bas à gauche. Dans un cadre Italien ancien du XVIIème siècle provenant de la Galerie Sabatelli de Milan.
Dimensions : 100 x 70 cm

Provenance :
Collection privée, Monte-Carlo

Exposition :
– Etiquette au dos de la « Galleria d’Arte del Cavallino à Venise, exposée en 1964 à  » Pittura e Poesia di Ottone Rosai  » au Grand Hôtel Alaska à Cortina d’Ampezzo (étiquette au dos), sous le numéro 33;
– Oeuvre publiée au catalogue 8/1964 « Stork Club ».

Peintre et écrivain italien né à Florence, Rosai est l’une des figures marquantes de l’expressionnisme italien. Après des études à l’Académie des Beaux-Arts de Florence, il subit l’influence de Corot, Courbet, Daumier et Cézanne.

En 1913, par l’entremise d’Ardengo Soffici, il approche le futurisme et c’est après la Première Guerre Mondiale qu’il adhère à l’expressionnisme. Son style se développera dans une direction primitiviste et archaïsante, inspiré de Masaccio.

 

8000 – 12000 EUR


45.  JEAN-PIERRE MALAUSSENA (Alger 1935)

Jeune femme agenouillée

 

Importante sculpture en bronze plein et patine mordorée, signée J.P. Fonte probablement réalisée en pièce unique.
Dimensions : 36 x 27 x 39 cm

 

200 – 400 EUR


46.  RENATO GUTTUSO (1911-1987)

Visage à la longue coiffe

 

Acrylique sur papier marouflé sur toile, signée et datée en bas à droite.
Dimensions : 73,8 x 105,5 cm

Provenance : Collection privée, Monte-Carlo

Peintre italien, né à Bagheria, connu pour ses liens avec le mouvement social réaliste du début du 20ème siècle, Renato Guttuso est un fervent opposant au fascisme. Ses peintures véhiculent un message politique fort, comme dans le troublant « Execution by Firing Squad in the Countryside » (1938), tableau qui décrit la mort violente du poète espagnol Federico Garcia Lorca. Les compositions de Guttuso montrent des coups de pinceaux expressifs et une utilisation expérimentale de la couleur, à travers des rouges et des marrons chauds.

Il abandonne ses études de droit à l’université de Palerme pour poursuivre une carrière d’artiste. Dès le plus jeune âge, il démontre une aptitude pour le dessin et expose deux de ses peintures en 1931 lors de Prima Quadriennale d’Arte Nazionale à Rome. Son style reflète l’influence de Giorgio de Chirico dans ses nus, paysages et natures mortes.

 

2500 – 5000 EUR


47.  PIOTR PETROVICH KONCHALOVSKY (1876-1956)

 » Mezzogiorno « , 1946

 

Huile sur carton signée et datée en haut à droite, dédicace au dos :  » Al compagno Gavrilov, tanti saluti … ».
On y joint le catalogue de l’exposition de 1996.
Dimensions : 35,5 x 70 cm

Provenance :
– Consulat général de Russie à Gênes,
– Galerie Cesarea, Gênes.

Publication :
Arte Russa 1900-1930 (II parte), 1996, p. 43 à couleur édité par Ferrari Editore.

Peintre russe majeur du 20ème siècle, Piotr Petrovitch Kontchalovski naît en 1876 à Slaviansk dans l’Empire russe. Il se forme d’abord à Moscou avant de poursuivre ses études à l’Académie Julian à Paris où il découvre la peinture moderne française, notamment l’œuvre de Paul Cézanne qui exercera une influence durable sur son langage pictural.

Membre fondateur du groupe Le Valet de Carreau (Boubnovy Valet), Kontchalovski joue un rôle central dans l’introduction des avant-gardes occidentales en Russie au début du 20ème siècle. Son œuvre se caractérise par une construction solide des formes, une palette riche et expressive et une attention particulière portée à la nature morte, au paysage et au portrait.

Après la Révolution de 1917, il poursuit une carrière officielle en Union soviétique, adaptant son style aux exigences du réalisme tout en conservant une grande liberté chromatique. Professeur respecté et artiste reconnu, il est nommé Artiste du Peuple de l’URSS en 1943. Kontchalovski meurt à Moscou en 1956, laissant une œuvre qui occupera une place essentielle dans l’histoire de la peinture russe moderne.

 

35000 – 70000 EUR


48.  SAINT PETERSBOURG, D’EPOQUE DIRECTOIRE VERS 1800

Paire d’importants candélabres centres de table

 

A deux bras de lumière, en bronze sculpté et doré, le corps en verre pourpre soutenant un obélisque en cristal dentelé reposant sur une sphère taillée à facettes et sommé d’une pointe en laiton doré retenant des pampilles en verre rubis et translucide reliant les bobèches. Terrasse à escalier en marbre. Russie, fin XVIIIème début XIXème siècle.
Hauteur : 61,5 cm

Provenance :
Sotheby’s, 2007.

 

4000 – 8000 EUR


49.  RUSSIE D’EPOQUE XVIIIème SIECLE

Rare table d’apparat Louis XVI

 

Ovale, rappelant les tables bouillotes, en bois d’acajou, ouvrant par un tiroir profond en ceinture, ornementation de filets en laiton doré composant des losanges et des rectangles. Elle repose sur quatre pieds fuselés à cannelures en laiton finissant par des sabots, le plateau en verre bleuté d’époque ceinturé par une galerie ajourée. Travail probablement de Saint Pétersbourg vers 1770.
Dimensions : 79,5 x 93 x 46,5 cm

 

3000 – 6000 EUR


50.  FRANCE D’EPOQUE LOUIS XVI

Elégant bureau à cylindre

 

En bois d’acajou, ouvrant en façade par un cylindre découvrant à l’intérieur trois tiroirs et des casiers et en ceinture par quatre tiroirs. Il repose sur des pieds fuselés et cannelés. Ornementation de bronze doré, la tablette en marbre ceinturée en partie par une galerie ajourée en laiton doré. Travail français du XVIIIème siècle. Usures, gribouillages infantiles sur le cuir et la tablette.

Provenance :
– Galerie Maurice Ségoura Paris,
– Collection privée Francesco Caltagirone.

Dimensions : 107 x 64 x 112 cm

 

1200 – 1800 EUR

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