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31.  MEISSEN (1774-1814)

Sous la direction de CAMILLO MARCOLINI vers 1790

 

Important miroir en porcelaine polychrome de Meissen, de forme chantournée, au décor d’amours, d’oiseaux et de fleurs, le fronton couronné d’une gerbe de fleurs. Marque en bleu au revers des épées croisées de Meissen avec étoile. Petits accidents.
Dimensions : 84 x 51 cm

 

5000 – 10000 EUR


32.  D’EPOQUE LOUIS XV

Elégante petite table de salon

 

En bois de placage et marqueterie de palissandre sur bâti en bois tendre, ouvrant en ceinture par un tiroir, reposant sur de longs pieds cambrés soulignés par un filet en bronze doré et réunis par un plateau d’entretoise. Riche ornementation de bronze ciselé et doré, le plateau orné d’une ceinture en bronze doré épousant la forme mouvementée et quadrilobée du meuble.
Dimensions : 73,5 x 39 x 32 cm

 

400 – 800 EUR


33.  JOSEPH SCHMITZ (Reçu Maître en 1761)

Petit écritoire de dame bibliothèque d’époque Transition

 

De forme élégante au riche décor marqueté de bouquets de fleurs dans des essences de bois diverses sur fond de bois de rose, ouvrant en partie basse par deux portes sous une tablette écritoire, coulissante et couverte par un plateau en marbre brèche d’Alep, la partie supérieure à une étagère. Inscriptions sous une étagère  » Planche du secrétaire de Madame « . Travail d’époque Transition, Louis XV – Louis XVI vers 1770. Usures, fissures, restaurations.
Dimensions : 118 x 84 x 27 cm

 

4000 – 8000 EUR


34.  SIR JOSHUA REYNOLDS P.R.A. (1723-1792)

Portrait de Lavinia Bingham (1762-1831), Comtesse Spencer, épouse de George John, 2nd Earl Spencer,1784

 

Huile sur toile, étiquette d’exposition de 1878 au dos.
Cette version a été peinte vers 1784, gravée en 1785 par Hodges N.B et une autre gravure a été réalisée par S.W. Reynolds (S. Cousins, R.A.). Une miniature ovale se trouve à Hagley Hall.
Dimensions : 77 x 63 cm
Un catalogue illustré avec le descriptif complet de tous les documents est disponible.

Provenance :
– Sir Joshua Reynolds

– Collection Dowager, Marie Palmer (1750-1820), Marchioness of Thomond, nièce et favorite de Sir Joshua Reynolds et qui a hérité en 1792 d’un nombre important d’œuvres de l’artiste dont ce portrait de la Comtesse Spencer.

– Vente Old Masters Christie’s le samedi 19 mai 1821, lot 17 page 8, provenant de la succession « Dowager Marchioness of Thomond », tableau acheté par Monsieur W. Wansey, père de Mrs Hamilton, épouse du Dr. Edward Hamilton.

– Collection privée R.W.M. Walker, acquis en 1901 auprès du précédent (Wansey) pour la somme de 3.650 sterling.

– Collection privée de Kitty Hamilton, fille de Monsieur Walker et épouse de Reginald Willoughby Whitehead, MC

– Par descendance à Alistair Whitehead, Monte-Carlo et à sa succession, aux propriétaires actuels.

Expositions :
– Présenté en 1878 à l’exposition de la Royal Academy, Old Masters à Londres, tableau prêté par Monsieur Edward Hamilton.

– Exposé en en 1883/1884 à la Grosvenor Gallery London.

Documents et publications :
– « History of the works of Sir Joshua Reynolds P.R.A. » by Algernon Graves and William Vine Cronin, 1899, mentionné à la page 919 comme étant une réplique (entendu autographe) avec variantes.

– « Sir Joshua Reynolds: A complete catalogue of his paintings » par David Mannings, 2000, mentionné à la page 429, reprenant le texte de Graves & Cronin comme une réplique avec variante.

– Couverture et catalogue de Sir Joshua Reynolds à la Grosvenor Gallery en 1883/1884 présentant le tableau sous le lot 118, et précisant que le tableau à été peint en 1784

– Lettre écrite et signée par Edward Hamilton, destinée à Monsieur R.W.M. Walker, datée du 4 janvier 1901 confirmant avoir vendu le portrait de la Comtesse Spencer peint par Sir Joshua Reynolds pour la somme de 3.650 Sterling avec une gravure du tableau. Il est indiqué dans les notes de Monsieur Walker qu’en 1901, il est en possession du reçu de Christie’s et du catalogue de la vente dans lequel il est précisé « A portrait of Lady Spencer, lot 17 »

– Lettre de Monsieur Christie, Head Partner de Christie’s :  » Mr. Christie presents his respects to Mr. Wansey. He is requested by one of the family of Lady Spencer, whether Mr. Wansey may be disposed to resign his purchase of the portrait of the Countess Spencer, the party being much distressed by the inattention of an agent who was placed in the room to bid for it and neglected to execute his commission. The picture was lot 17 in the second day and was knocked down to Mr. Wansey at 57.15 pounds; Pall Mall, May 27th., 1821. »

Il est également indiqué dans la note de Monsieur Walker que le tableau est archivé dans l’oeuvre de Reynolds et a été gravé en 1785 par Hodges. N.B. Monsieur Edward Hamilton était le filleul de Monsieur Wansey, docteur ayant comme adresse 16, Cromwell Place, London S.W.

– Catalogue de la vente de 1821

– Courriers d’Edward Hamilton dont trois lettres à Monsieur Walker datées 4 janvier 1901, 18 janvier 1901 et 30 janvier 1902.

– Accompagné de deux lettres de la compagnie d’assurance North British & Mercantile Insurance Company, dont une datée 17 janvier 1901 à Monsieur Walker, ancêtre direct de l’actuel propriétaire établissant que le tableau était assuré 4.000 sterling et l’autre du 25 janvier 1901 faisant suite à la précédente.

– Inventaire officiel britannique d’exonération de droits de succession par la loi fiscale « Finance Act de 1930 ». Inventaire daté 1945, répertoriant ce tableau de La Comtesse Spencer par Reynolds.
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Reynolds, en réalisant en 1782 la première composition aujourd’hui conservée à Althorp House en Angleterre, signe une œuvre exceptionnelle, puissante par ses contrastes appuyés et par ses lignes incisives mettant en avant la force de la construction et des volumes. On y perçoit l’effort, parfois même la lutte du peintre avec la forme et la structure, conférant caractère à cette première version accompagnée d’une densité émotionnelle singulières.

La seconde version, celle qui nous retient ici, réalisée probablement entre 1782 et 1784, apparaît plus légère, plus lumineuse, presque libérée. Ayant résolu les difficultés fondamentales dans la première approche, Reynolds s’autorise alors à aller au-delà : il dépasse la contrainte pour se consacrer pleinement à la finition, à la matière et à la sensualité de la surface. Il en résulte une œuvre d’un aboutissement remarquable, où l’élégance et la perfection semblent s’imposer avec une évidence sereine.

Les tons, délicatement argentés, sont subtilement rehaussés de blancs et roses pâles qui insufflent à l’ensemble une douceur enveloppante. Cette palette raffinée crée une atmosphère feutrée et harmonieuse ; les passages de couleur se fondent les uns dans les autres avec une maîtrise qui donne le sentiment que la lumière elle-même circule dans la chair de la peinture.

Toute l’expression du personnage se concentre dans le visage. Les mains, dissimulées sous le manteau, abandonnent le langage du geste au profit de l’intensité du regard. Lady Spencer nous fait face : son regard est vif, espiègle, habité d’un espoir discret tourné vers l’avenir. Un dialogue silencieux s’installe entre elle et le spectateur. Un léger sourire, à peine esquissé au coin des lèvres, anime son visage sculpté par des pommettes saillantes. La pointe du nez, éclairée par une touche blanche presque imperceptible, marque le point culminant du visage et structure les plans de profondeur avec une grande finesse. Le mouvement des plis de l’étole de fourrure, tombant sur la gauche, évoque irrésistiblement les touches éclairs de Tiepolo, ces frottis légers qui effleurent la toile plus qu’ils ne la couvrent.

La lumière, frontale et presque universelle, baigne le portrait dans un équilibre parfait. Elle ne dramatise pas, elle révèle ; elle n’impose rien, elle accompagne. Ce tableau s’affirme ainsi comme un véritable chef-d’œuvre, dont l’apogée n’a pu être atteinte qu’au prix de deux versions successives. Il témoigne de la patience, de l’exigence et de la sensibilité d’un artiste qui, en revenant sur son œuvre, a su transformer la recherche en évidence et l’effort en grâce.

 

100000 – 200000 EUR


35.  JEAN-FRANCOIS OEBEN (1721-1763)

Rare bureau à cylindre de Dame

 

De forme mouvementée en parfait équilibre à l’élégant rapport de proportion, en bois d’acajou et placage d’acajou, les côtés et la partie supérieure en acajou moucheté et flammé, le bâti et les tiroirs en érable, le chêne étant réservé à la structure, aux lamelles du cylindre plaquées d’acajou et aux fonds.

Il ouvre en façade par trois tiroirs, (on peut noter une grande maîtrise d’ébénisterie dans l’exécution des côtés des fonds des tiroirs à queue d’aronde travaillés en arrondi sur toute la longueur), la tablette écritoire coulissante, le cylindre à lamelles découvrant à l’intérieur cinq tiroirs. Ornementation de bronzes dorés en partie rapportés. Il repose sur des pieds cambrés sculptés d’une pièce à partir du montant et finissant par des sabots sculptés en bronze doré à forme de volute. La galerie ajourée en bronze doré.

Estampillé deux fois sous une traverse. On retrouve aussi des marques au fer partiellement buchées LP avec une couronne ducale ouverte, N°.48 et une couronne fermée surmontant des lettres entrelacées, probablement des C pour les Tuileries. France, vers 1760.
Dimensions : 100 x 79 x 50 cm

Provenance :
– Ancienne collection de Louis-Philippe (1773-1850), duc d’Orléans, puis roi des Français
– Vente de l’Etude Solanet, Hôtel Drouot, le 21 juin 1996, lot 136
– Vente Sotheby’s, Paris juillet 2017, Collection de Madame Djahanguir Riahi « Les Œuvres Que J’ai Aimées », lot 74 adjugé à 143.000 euro.

Littérature
D. Langeois et al, Quelques Chefs d’Oeuvres de la Collection Djahanguir Riahi, Milan, 1999, pp. 164-166
R. Stratmann-Dölher, Jean-François Oeben, Paris, 2002

Condition :
Très bel état général, la photo est fidèle au meuble. Le meuble a été restauré depuis la vente de Sotheby’s de 2017. Veuillez noter que, comme sur l’exemplaire de « Camondo », la frise ajourée du plateau est un remplacement postérieur. Les pieds ont également été remplacés et le poinçon Oeben a lui aussi été apposé ultérieurement.

Fournisseur officiel de la Couronne, Jean-François Oeben est l’un des ébénistes les plus important du XVIIIème siècle. Il est le créateur du fameux bureau à cylindre du roi (débuté en 1760). Il s’agit d’une variation de ses secrétaires à cylindre, ici réalisée avec un placage inédit, dans la lignée de ceux livrés à la dauphine de France (vente Sotheby’s New York, 22 octobre 2005, lot 88) ou conservés au Musée Nissim de Camondo à Paris.

Maître marqueteur, Oeben excellait aussi dans l’usage de placages unis mettant en valeur l’équilibre de ses proportions, comme sur ce bureau ou la table à “deux fins” (R. Stratmann-Dölher, op. cit., p. 95). L’emploi de l’acajou moucheté, encore rare vers 1760, souligne la pureté des lignes et la maîtrise du volume. .

Ce petit secrétaire a ensuite appartenu au garde-meuble de la famille d’Orléans comme l’attestent les marques au feu “LP” couronné, un numéro d’inventaire et sans doute un double “C” couronné évoquant les Tuileries. Un grand bureau en acajou massif d’époque Louis XV, attribué à Joubert et contemporain de ce secrétaire, provenant du mobilier du roi Louis-Philippe au château d’Eu fut vendu par Christie’s à Monaco le 11 décembre 1999 (lot 41).

 

15000 – 30000 EUR


36.  WOLFGANG ELIAS WEINSBACH (XVIII-XIXème SIECLE)

Petite sellette d’époque Louis XV, 1752

 

En placage de bois de palissandre sur un bâti en bois de chêne, ouvrant en ceinture par un tiroir et reposant sur quatre longs pieds légèrement galbés finissant par des sabots réunis par une entretoise. Le plateau en marbre rouge Languedoc à la bordure sculptée en relevé. Signé et daté à l’encre sous le tiroir.
Dimensions : 71,5 x 32 x 24,5 cm

 

1200 – 1800 EUR


37.  POSSIBLEMENT CHRISTOPHE WOLFF (1720-1795)

Commode sauteuse d’époque Louis XV

 

De forme galbée toutes faces, en bois de placage de rose et palissandre en frisage dans des réserves chantournées, ouvrant en façade par trois tiroirs et reposant sur quatre pieds galbés. Riche ornementation de bronze ciselé de motifs rocaille. Estampille de Jurande JME. Sommée d’un marbre des Flandres mouluré.
Dimensions : 85 x 96 x 50 cm

 

1000 – 2000 EUR


38.  D’EPOQUE TRANSITIION LOUIS XV-XVI

Table à en-cas

 

En placage de bois de palissandre ou violette, ouvrant en façade par un volet coulissant latéralement et reposant sur quatre pieds légèrement galbés. D’un côté, un plateau à tirette pour bougeoir et de l’autre, un tiroir en bas du meuble. Ouïe ajourée aux latéraux et au dos du meuble et ornementations en bronze doré sculpté. Le plateau en marbre gris ceinturé d’une galerie ajourée en bronze doré.
Dimensions : 81,5 x 46 x 34 cm

 

1500 – 3000 EUR


39.  KYLIX D’EPOQUE DE LA GRECE ANTIQUE

Coupe à deux anses laconienne

 

En terre cuite, de forme circulaire plate et large, au décor externe de figures et d’un centaure, l’intérieur centré d’une importante figure ailée au visage expressif. Repose sur un piédouche. Brisée et restaurée. Environ 500 av JC. Période Etrusque ou Grèce antique.
Dimensions : h 16 x 36 x 27 cm

 

1500 – 3000 EUR


40.  TANAGRA – NIKE, IVème SIECLE av. J.-C.

 

Figure ailée en terre cuite, représentée debout, un bras tendu et vêtue d’un riche drapé. Trou d’évent au dos. La main gauche cassée et restaurée. D’époque hellénistique.
Hauteur : 29 cm

 

1800 – 2400 EUR

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