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11.  PAIRE DE GRANDES GIRANDOLES DE STYLE REGENCE

 

En bronze doré retenant sept bras de lumière au décor de pampilles en cristal, aujourd’hui électrifiées. France XVIII-XIX siècle.
Dimensions : 86 x 42 x 32 cm

 

600 – 1200 EUR


12.  WILLIAM & MARY, ANGLETERRE XVIIème SIECLE

Important cabinet vers 1685

 

En bois, à la fine laque du Japon au décor à l’or et nacre en léger relief de fleurs et d’oiseaux, importantes serrures et renforts gravés, ouvrant en façade par deux vantaux et découvrant dix tiroirs au décor laqué assorti. Repose sur un piétement en bois richement sculpté et à l’argenture dite à la « Mecca », centré d’un blason couronné flanqué de deux amours dans un riche entourage feuillagé. Repose sur des montants sculptés d’espagnolettes, les pieds griffe.
Dimensions totales : ca. 150 x 91 x 52 cm
Hauteur cabinet : ca. 71 cm

 

5000 – 10000 EUR


13.  RARE DUO DE ROSTRES DE NARVAL, XVII-XVIIIème SIECLE

 

Les rostres ou dents offrent une très belle patine et sont d’une excellente condition générale. Nous noterons un petit manque très peu visible sur la partie haute de l’une des deux dents, petit manque d’origine très certainement occasionné par le narval lui-même. Courtes gaines à emboitement et finissant par un grand pas de vis à fixer au sol ou dans un socle. Vendues sans socle.

Dimensions :
Dent droite seule : 188,5 cm – Avec gaine : 202,5 cm
Dent gauche seule : 186 cm – Avec gaine : 200 cm

CITES à la charge de l’acquéreur, exportation interdite hors de l’Union Européenne en l’état.

 

20000 – 40000 EUR


14.  ALLEMAGNE, XVIIIème SIECLE

Belle coupe couverte

 

En ivoire tourné, de forme circulaire et stylisée d’anneaux, le couvercle avec pas de vis entièrement travaillé dans l’ivoire. Travail allemand du XVIIIe siècle.
Dimensions : 9,2 × 8,7 cm

CITES à la charge de l’acquéreur, exportation interdite hors de l’Union Européenne en l’état.

 

200 – 400 EUR


15.  TOUR DE FORCE, ALLEMAGNE DRESDE, 17ème siècle

Colonne en ivoire tourné dit  » Tour de force « 

 

Très finement sculpté, composée d’une base cylindrique guillochée, d’un plateau rond ceinturé de balustres, de sphères mobiles ajourées, d’une sphère ajourée contenant un élément mobile étoilé à pointes finissant par un jeu de cubes mobiles ajourés et sommés d’une sphère ceinturée un anneau mobile. Le fût à cannelures droites et torses, la base circulaire en bois noirci.

Allemagne, probablement Dresde d’époque XVIIème siècle. Petites restaurations et quelques manques.
Hauteur sans la base : 67 cm – Avec base : 72 cm

Une tour similaire, plus petite de dimensions a été adjugée à 134.5000 USD chez Sotheby’s en 2011.

Accompagnée de son CITES.

 

8000 – 12000 EUR


16.  MARCUS DE VOS (1650-1717)

Exceptionnel Christ en Croix

 

Corpus Christi, en ivoire sculpté, signé à l’arrière du drapé « M.DEVOS ». Présenté sur une croix en bois de sapin d’époque posterieure. Flandres vers 1700. Restaurations.
Dimensions : 110 x 54 cm – Christ : 48,5 x 36,5 cm

Un modèle similaire est passé en vente chez Sotheby’s à Londres en 2009.

CITES à la charge de l’acquéreur, exportation interdite hors de l’Union Européenne en l’état.

 

6000 – 12000 EUR


17.  ATTRIBUE A PIERRE-PAUL RUBENS (1577-1640)

Madeleine pénitente (Marie de Magdala) vers 1600

 

Huile sur panneau à plusieurs planches parquetées.
Anciennes restaurations.
Dimensions : 103 x 78 cm

Provenance :
– Vente Phillips 1999, attribué à Jan Van der Hoecke
– Collection privée, Gênes

Expertise datée de 2010
Par le Prof. Justus Müller Hofstede confirmant qu’il s’agit d’une œuvre importante et réalisée entièrement de la main de Rubens.

Accompagné de l’autorisation de sortie du territoire Italien et d’un rapport de diagnostic et de conservation par C.E.D.A.R.T

Rubens arrive en Italie vers 1600 avec une volonté claire, se confronter aux chefs-d’œuvre de l’Antiquité et de la Renaissance. À Venise, il découvre surtout le Titien, dont il admire la liberté du pinceau, la richesse chromatique et la sensualité des figures. Il ne se contente pas d’imiter, il copie, étudie, annote, mais surtout assimile. Le Titien devient pour lui un modèle de peinture vivante où la couleur prime sur le dessin strict. Cette approche nourrit toute son œuvre ultérieure, notamment dans les figures féminines, traitées avec une ampleur charnelle et une lumière vibrante.

Notre Madeleine constitue un terrain privilégié pour ce dialogue artistique : figure de la repentance mais aussi du désir, de la beauté terrestre et de la spiritualité incarnée. Elle est représentée à mi-corps, légèrement tournée vers la gauche, le regard levé vers le ciel. Son visage est charnel, baigné de larmes, les joues rosées, la bouche entrouverte. Elle porte une chemise blanche glissant sur l’épaule, révélant une poitrine partiellement découverte, recouverte par un manteau rouge. On y retrouve à ses côtés les attributs traditionnels tel que le crâne, le livre de prière, le flacon de parfum faisant référence à l’onction du Christ. La main droite posée sur la poitrine renforce l’idée d’émotion intérieure, tandis que la gauche repose sur le crâne, créant un lien visuel entre la chair vivante et la mort (Memento Mori).

Visible à l’arrière-plan, le paysage ouvre sur une campagne douce, ponctuée d’arbres et d’un ciel nuageux aux tons mouvants blancs argentés. Contrairement aux arrière-plans strictement symboliques du Moyen-Âge, le paysage chez Rubens est vivant, atmosphérique, presque autonome. Le paysage ne sert pas seulement de décor, les nuages tourmentés reflètent l’agitation intérieure de la Madeleine. Les variations de lumière suggèrent un passage de l’ombre vers la clarté, métaphore de la conversion. La nature semble respirer au même rythme que la figure humaine. Cette fusion entre figure et environnement est typiquement vénitienne, héritée du Titien, mais Rubens accentue encore le dynamisme par des coups de pinceau amples et une matière picturale généreuse. Il peint moins une Sainte abstraite qu’un être humain saisi dans un moment de crise intérieure. Cette intensité psychologique annonce une sensibilité baroque où le spectateur est invité à partager l’émotion plutôt qu’à contempler une image distante.

Le voyage en Italie marquera profondément son art et parmi les nombreux thèmes qu’il revisite à la lumière de cette expérience italienne, celui de Marie-Madeleine pénitente occupe une place singulière. Rubens affirme avec cette version peinte vers 1600 une vision profondément moderne de la figure de la Madeleine inspirée des célèbres Madeleine du Titien peintes vers 1565 tant dans l’expression du sentiment que dans le traitement du paysage. Rubens peint une émotion immédiate d’une force vivante et expressive.

C’est au retour de son voyage en Italie que Rubens ouvre son atelier à Anvers en 1608. Même si nous présentons cette œuvre comme attribuée à Rubens, nous pensons fortement qu’elle est entièrement de la main du Maître.

 

150000 – 200000 EUR


18.  ECOLE ANGLAISE XVIIème SIECLE

Portrait de gentilhomme

 

Huile sur panneau composé de trois planches renforcées. Inscription en haut à gauche  » Anno Domini 162X Aetatis suae 52  » pouvant s’interpréter comme  » L’an du Seigneur 162X à l’âge de 52 ans « .
Cachet de cire rouge au dos représentant un blason au lion couronné.
Dimensions : 67,4 x 50 cm

 

600 – 1200 EUR


19.  ENTOURAGE DE RUBENS (1577-1640)

Portrait de Dame à la grande fraise

 

Huile sur toile marouflée sur panneau, anciennes restaurations.
Dimensions : 54 x 43 cm

 

600 – 1200 EUR


20.  AUTRICHE XVIII-XIXème SIECLE

Paire d’appliques porte-flambeaux au couple ailé

 

A trois bras de lumière, en bois sculpté et doré avec polychromie, restaurations.
Dimensions : 39 x 30 cm

 

600 – 1200 EUR

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